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Un autobus s'est écrasé dans un ravin au Pakistan, faisant 40 victimes

Les secouristes, appuyés par des forces paramilitaires, ont dû descendre un versant escarpé dans le ravin, d’une profondeur pouvant atteindre 25 mètres.

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Des soldats et des bénévoles transportent un corps après l'avoir extrait d'un autobus surchargé qui est tombé dans un ravin à Dana Sar, une région isolée du Pakistan, le 3 juillet 2026. Photo AP/Zain Ullah Des soldats et des bénévoles transportent un corps après l'avoir extrait d'un autobus surchargé qui est tombé dans un ravin à Dana Sar, une région isolée du Pakistan, le 3 juillet 2026. (Zain Ullah)

Un autobus surchargé qui roulait à toute vitesse sur l’autoroute est tombé dans un ravin rocheux dans le sud-ouest du Pakistan tôt vendredi matin, faisant 40 morts et 8 blessés, ont rapporté les autorités.

L’autobus a perdu le contrôle et a fait sa chute dans le ravin à Dana Sar, une région isolée située près de la frontière entre les provinces du Baloutchistan et du Khyber Pakhtunkhwa, a indiqué Shahid Rind, porte-parole du gouvernement du Baloutchistan.

Il a précisé que l’autobus transportait non seulement ses propres passagers, mais aussi ceux d’un autre autobus tombé en panne, ce qui a surchargé le véhicule. M. Rind a ajouté que les équipes de secours s’efforçaient d’identifier les victimes.

L’un des survivants blessés a déclaré aux médias locaux depuis son lit d’hôpital que certains passagers avaient protesté lorsque le chauffeur s’était arrêté pour prendre à bord des personnes de l’autre bus. Il a raconté qu’une dispute s’en était suivie, au cours de laquelle un passager aurait saisi le chauffeur par le cou. Quelques instants plus tard, le chauffeur a perdu le contrôle du véhicule, qui a basculé dans le ravin.

Ce récit n’a pas pu être vérifié de source indépendante et la police a indiqué qu’elle menait une enquête.

La nouvelle de l’accident a déclenché une vague de deuil à travers le Pakistan, les proches des victimes appelant frénétiquement les services d’urgence, les hôpitaux et la police locale pour obtenir des informations.

Accéder aux décombres n’a pas été facile. Les secouristes, appuyés par des forces paramilitaires, ont dû descendre un versant escarpé dans le ravin, d’une profondeur pouvant atteindre 25 mètres. Plusieurs heures plus tard, les sauveteurs ont transporté les blessés sur des civières et récupéré les corps des victimes dans des chariots de fortune, les remontant péniblement le long de la pente accidentée, a expliqué le responsable Noor Zaman.

Dans la ville de Peshawar, au nord-ouest du pays, Nasir Khan a raconté que son frère l’avait appelé la nuit dernière depuis Quetta pour lui dire qu’il rentrait chez lui à bord du bus qui s’est écrasé tôt vendredi matin. Comme il n’arrivait pas à l’heure prévue, la famille a craint le pire. M. Khan a raconté qu’il avait désespérément tenté de joindre les autorités pour obtenir des informations sur le sort de son frère.

Un responsable administratif régional, Hazrat Wali Kakar, a indiqué que les secouristes avaient transporté les blessés et les victimes vers les hôpitaux voisins. La plupart des victimes ont été identifiées grâce à leurs papiers d’identité, mais trois corps n’ont pas encore été identifiés, a-t-il précisé.

Les responsables des secours ont indiqué que l’autobus transportait 48 passagers au moment de l’accident.

Le président Asif Ali Zardari a exprimé sa tristesse face au drame et a présenté ses condoléances aux familles des victimes.

Les accidents de la route sont fréquents au Pakistan en raison du mauvais état des routes, de l’application insuffisante du code de la route et des pratiques de conduite dangereuses, en particulier dans les régions montagneuses. En mai, un minibus a percuté un autobus stationné le long d’une autoroute dans le nord-ouest du Pakistan, tuant 17 personnes et en blessant cinq autres.