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Ukraine: reprise des attaques russes dans la région de Kherson après le cessez-le-feu

La trêve observée la semaine dernière a permis l’évacuation d’une partie des habitants d’Olechky,

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Oleh Tarabaka, chef de l'administration militaire de Nova Kakhovka, à gauche, et Vadym, un sergent ukrainien de la 42e brigade de marines, à droite, aident à évacuer Antonina, une habitante de la région, alors qu'ils passent devant un immeuble résidentiel détruit dans une zone contaminée par des mines antipersonnel, lors d'un cessez-le-feu localisé lié à une mission d'aide humanitaire à Oleshky, dans le village de Kozatske, région de Kherson, en Ukraine, samedi 31 octobre 2026. Oleh Tarabaka, chef de l'administration militaire de Nova Kakhovka, à gauche, et Vadym, un sergent ukrainien de la 42e brigade de marines, à droite, aident à évacuer Antonina, une habitante de la région, alors qu'ils passent devant un immeuble résidentiel détruit dans une zone contaminée par des mines antipersonnel, lors d'un cessez-le-feu localisé lié à une mission d'aide humanitaire à Oleshky, dans le village de Kozatske, région de Kherson, en Ukraine, samedi 31 octobre 2026. (Evgeniy Maloletka/AP Photo/Evgeniy Maloletka)

Les autorités ukrainiennes ont fait état lundi d’une reprise des attaques russes dans la région méridionale de Kherson, après la fin d’une rare trêve localisée ayant permis l’évacuation d’habitants d’une ville en proie à une crise humanitaire.

Plusieurs cessez-le-feu avaient été annoncés depuis le début de l’invasion russe en 2022, notamment à l’occasion de la Pâque orthodoxe, mais les deux pays s’étaient accusés mutuellement de les avoir violés.

La trêve dans la région de Kherson avait commencé mardi matin et s’est terminée dimanche soir sans incidents. Bien que local, il s’agit de l’arrêt des combats le plus long depuis le début de la guerre.

Cependant, dès lundi matin, les attaques ont repris, selon Kyiv.

«Vers 8h ce matin, les occupants russes ont attaqué une voiture avec un drone dans le quartier de Korabelny», un district de Kherson, faisant deux blessés, a annoncé la municipalité sur Telegram.

Un immeuble résidentiel situé à Nova Kakhovka, ville occupée par la Russie, est visible de l'autre côté du Dnipro depuis le village de Kozatske, lors d'un cessez-le-feu localisé lié à une mission d'aide humanitaire à Oleshky, dans la région de Kherson, en Ukraine, le samedi 31 octobre 2026. Un immeuble résidentiel situé à Nova Kakhovka, ville occupée par la Russie, est visible de l'autre côté du Dnipro depuis le village de Kozatske, lors d'un cessez-le-feu localisé lié à une mission d'aide humanitaire à Oleshky, dans la région de Kherson, en Ukraine, le samedi 31 octobre 2026. (Evgeniy Maloletka/AP Photo/Evgeniy Maloletka)

Un drone russe a aussi attaqué un «établissement médical» dans le centre de Kherson sans faire de victimes, a aussi indiqué sur Facebook le chef de l’administration militaire locale, Iaroslav Chanko.

Brièvement occupée par les forces russes au début du conflit, Kherson est régulièrement prise pour cible par les drones de l’armée russe, dont les positions sont situées de l’autre côté du fleuve Dniepr.

La trêve observée la semaine dernière a permis l’évacuation d’une partie des habitants d’Olechky, ville sous contrôle russe située à une dizaine de kilomètres au sud-est de Kherson, qui était confrontée à de graves pénuries de vivres et médicaments en raison des combats.

«Nouvelles initiatives»

«Pendant cette période, les parties ont respecté leurs engagements», s’était félicité dimanche le médiateur ukrainien pour les droits humains, Dmytro Loubinets, qui a dit travailler avec son homologue russe, Iana Lantratova, à de nouvelles «initiatives humanitaires».

Cependant, la Russie a refusé une proposition de l’Ukraine de prolonger ce cessez-le-feu localisé, a révélé à l’AFP un haut responsable ukrainien sous couvert de l’anonymat.

Les responsables ukrainiens interrogés par l’AFP à Kherson avaient d’ailleurs dit s’attendre à une reprise des attaques russes dès la fin de la trêve.

«Ça va être l’enfer, encore pire qu’avant», avait affirmé une source militaire locale, qui a souhaité garder l’anonymat. Selon cet officier, les forces russes ont aussi profité du calme pour amasser de nouvelles troupes, acheminer des munitions et collecter des renseignements.

Interrogé lundi sur ces accusations, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a assuré que «c’est une pratique tout à fait courante dans de telles situations» et que «les forces armées ukrainiennes ont elles aussi profité de cette période pour procéder à un regroupement similaire».

Pendant la trêve à Olechky, les combats et les frappes s’étaient poursuivis sans relâche des deux côtés du front dans d’autres secteurs.

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Applications piratées

Au-delà des attaques, les applications mobiles servant à alerter la population des menaces en Ukraine et en Russie ont fait l’objet de piratages informatiques peu après la fin du cessez-le-feu dimanche, selon les autorités des deux pays.

L’application ukrainienne, massivement utilisée par la population pour être avertie en temps réel des frappes aériennes russes par région, district ou localité, a notamment affiché de fausses menaces de radiations nucléaires et chimiques et des «combats de rue».

Côté russe, l’application du ministère des Situations d’urgence, beaucoup moins consultée, a diffusé de faux messages faisant notamment état d’«ogives nucléaires en route vers toutes les régions de Russie».

Ces piratages n’ont pas été revendiqués.

Russes et Ukrainiens doivent se retrouver en novembre aux Émirats arabes unis pour une reprise des pourparlers sous médiation américaine. Ces discussions pour mettre fin au conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale sont à l’arrêt depuis février.

Des négociations avaient déjà eu lieu en 2025 sans aboutir à des avancées concrètes. Moscou comme Kyiv étaient restés sur leurs positions, notamment concernant les territoires que la Russie revendique en Ukraine.

Fin octobre, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait une nouvelle fois rejeté dans une interview une série de demandes russes, estimant que les garanties de sécurité que réclame l’Ukraine à ses alliés occidentaux, la taille de son armée ou le choix de ses alliances «ne sont pas négociables».