Le Kremlin a écarté mercredi l’idée de véritables pourparlers de paix avec Kyiv tant que l’armée ukrainienne n’aurait pas quitté la région orientale du Donbass, partiellement contrôlée par Moscou.
«Pour qu’une trêve puisse s’installer et qu’un couloir s’ouvre vers de véritables pourparlers de paix (…), le président (ukrainien Volodymyr) Zelensky doit donner l’ordre aux forces ukrainiennes de cesser le feu et de quitter le territoire du Donbass», a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, au cours de son point-presse quotidien.
Il a ainsi réitéré une exigence clé avancée par Moscou depuis l’été 2024 et qualifiée d’inacceptable par Kyiv pour mettre fin à l’offensive déclenchée en février 2022 par la Russie contre l’Ukraine voisine.
«Les parties pourront alors tranquillement s’occuper des pourparlers qui seront (…) inévitablement très difficiles et porteront sur un grand nombre de détails importants», a assuré M. Peskov.
Ces déclarations interviennent après que Vladimir Poutine avait surpris samedi dernier en affirmant que le conflit en Ukraine «touchait à sa fin» au cours d’une conférence de presse le jour des célébrations de la victoire soviétique sur l’Allemagne nazie.
Le président russe n’avait pas développé ce commentaire accompagné d’une critique du soutien occidental à Kyiv.
Les négociations sous médiation américaine entre les deux belligérants sont en pause depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient fin février.
Le président américain Donald Trump avait annoncé vendredi dernier un cessez-le-feu de trois jours entre l’Ukraine et la Russie, que ces deux pays se sont mutuellement accusés d’avoir violé.
Moscou a dit avoir repris son offensive après la fin de cette trêve qui a expiré lundi à minuit heure locale.
