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UFC à la Maison-Blanche: un événement unique qui a «coûté très cher au contribuable»

«Je ne connais pas le prochain président qui sera assez tordu pour créer encore une nouvelle fois ce genre d’événement.»

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UFC Freedom 250 Trump Le président Donald Trump, au centre, et le président-directeur général de l'UFC, Dana White, à gauche, posent dans l'octogone après l'UFC Freedom 250, sur la pelouse sud de la Maison Blanche, le lundi 15 juin 2026, à Washington. (Evan Vucci/Evan Vucci/Pool Reuters via AP)

L’organisation des combats de UFC à la Maison-Blanche pour les 80 ans de Donald Trump a «coûté très cher au contribuable» et cet événement restera sans doute unique, car quel président serait «assez tordu» pour le rééditer, s’est interrogé mercredi Ciryl Gane.

Le 16 juin, le Français l’avait emporté face à Alex Pereira en lui infligeant un K.-O. dès le deuxième round, une prestation lui permettant de s’emparer de la ceinture intermédiaire UFC des poids lourds, sous les yeux du président américain qui fêtait son anniversaire.

«La Maison-Blanche était un événement qui n’arrivera qu’une fois dans une vie, dans une carrière, et je dirais même dans l’histoire de l’UFC peut-être bien parce que je ne connais pas le prochain président qui sera assez tordu pour créer encore une nouvelle fois ce genre d’événement qui a coûté très cher au contribuable», a déclaré Ciryl Gane en souriant lors d’un Sport Définition organisé par la banque publique d’investissement Bpifrance.

«L’UFC, par ses combats, par ses programmes, arrive à toucher quasiment un milliard de personnes, c’est quelque chose d’extraordinaire. Je crois que sur les réseaux sociaux, le MMA est le sport le plus regardé avant le foot, c’est révélateur», a-t-il souligné.

Ciryl Gane a mis en avant le fait que «le MMA est un sport très jeune, légalisé il y a à peine six ans en France, mais un vrai phénomène de société, c’est de 7 à 77 ans, ça touche tout le monde».

«Mais aujourd’hui il y a beaucoup de boulot à faire sur la structuration. On a déjà de très beaux événements, notamment en France avec la ligue Ares, mais il y a une structuration à faire, il manque encore des infrastructures liées directement à mon sport, des pôles de performance, des formations de coachs, d’arbitres, d’agents», a-t-il ajouté.

Ciryl Gane a estimé qu’«il y a vraiment du business à faire là-dedans, c’est du vrai sport business, l’UFC aujourd’hui est une machine de guerre et on essaie de se rapprocher de cette machine de guerre et aujourd’hui on le fait parfaitement avec Ares».