Donald Trump voudrait qu’un luxueux complexe de golf qu’il possède en Floride soit transformé en «résidence présidentielle» sécurisée, inspirée du célèbre site de Camp David, a fait savoir la Maison-Blanche mercredi.
Ce nouveau projet reste entouré d’un grand flou, notamment en ce qui concerne d’éventuelles retombées financières pour la famille Trump.
Le président américain, ancien promoteur immobilier passionné de construction, a multiplié les chantiers depuis son retour à la Maison-Blanche, et brouillé constamment la frontière entre sa fonction officielle et ses intérêts privés.
«Le gouvernement des États-Unis a demandé à étudier la possibilité de créer une retraite présidentielle sur le complexe de golf Trump International à Palm Beach pour les futurs présidents, de manière à ce qu’ils puissent y tenir des réunions importantes dans un environnement de classe internationale», a indiqué un responsable de la Maison-Blanche à l’AFP, confirmant cette information d’abord révélée par la presse locale.
Il a fait la liste des qualités de cet emplacement: «La propriété se trouve à quelques minutes de l’aéroport international Donald J. Trump (aéroport de Palm Beach récemment rebaptisé au nom du président), n’a pas de bâtiments qui la surplombent, n’a pas de maisons la bordant, a d’excellentes mesures de sécurité, est proche des forces de l’ordre et se trouve être aussi un parcours de golf de renommée internationale. Ce sont des conditions nécessaires pour une retraite présidentielle», a-t-il indiqué.
Ce responsable, qui a requis l’anonymat, n’a pas précisé si la famille de Donald Trump serait rémunérée pour mettre ainsi son complexe de golf à disposition ou si le gouvernement en deviendrait propriétaire.

Le milliardaire de 80 ans considère déjà ses complexes de golf comme des sortes d’annexes de la Maison-Blanche.
Il y reçoit des dirigeants étrangers, ainsi tout récemment en Irlande ou l’an dernier en Écosse, où il avait conclu un accord commercial avec l’Union européenne dans la salle de bal de l’une de ses propriétés. En décembre, c’est dans un autre domaine de Floride appartenant aux Trump, à Miami, qu’aura lieu le sommet du G20.
Si le projet voyait le jour, il s’agirait d’un changement de décor radical.
Les propriétés de Donald Trump sont connues pour leur décoration chargée.
Le président américain en visite une presque tous les week-ends, mais évite Camp David, un site militaire en pleine campagne à proximité de Washington, plus austère, dont les hôtes logent dans des chalets en bois.
Camp David a accueilli nombre de tractations diplomatiques de haut niveau.
Le site a donné son nom aux accords de 1978 signés par l’Égypte, Israël et les États-Unis, qui y ont été négociés.
