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Trump veut plus de 1000 lancements spatiaux par an depuis les États-Unis

Il charge aussi la NASA «faciliter le transport commercial vers et depuis la Lune, de faciliter l’accès robotique commercial à Mars et d’explorer des voies commerciales».

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La fusée Artemis II SLS (Space Launch System) de la NASA, emportant le vaisseau spatial Orion, se prépare à être lancée au Centre spatial Kennedy, le mercredi 1er avril 2026, à Cap Canaveral, en Floride. Photo AP La fusée Artemis II SLS (Space Launch System) de la NASA, emportant le vaisseau spatial Orion, se prépare à être lancée au Centre spatial Kennedy, le mercredi 1er avril 2026, à Cap Canaveral, en Floride. Photo AP (Chris O'Meara)

Donald Trump entend démultiplier les lancements spatiaux depuis les États-Unis pour les porter à plus d’un millier par an à l’horizon 2030, selon un mémorandum signé de sa main et diffusé sur le site de la Maison-Blanche.

Le président américain confirme dans ce document publié jeudi sa volonté de favoriser le développement de nouvelles infrastructures de transport spatial avec des partenaires du secteur privé.

Il confie à ses ministres des Transports, de la Défense et au patron de la NASA la tâche d’identifier dans les six prochains mois de nouveaux sites propices à ces futurs lancements.

«D’ici 2030, nos zones de transport spatial doivent croître afin de permettre plus de 1 000 lancements et retours dans l’atmosphère chaque année», écrit Donald Trump dans ce Mémorandum présidentiel sur la sécurité nationale.

À titre de comparaison, le nombre de lancements orbitaux depuis les États-Unis était inférieur à 200 en 2025, la très grande majorité d’entre eux ayant été effectués par le géant SpaceX du multimilliardaire Elon Musk.

Le document met à jour la stratégie spatiale américaine en reprenant diverses mesures et lignes de conduite déjà édictées par l’administration actuelle depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.

Il intègre notamment la volonté de lever les freins environnementaux à l’industrie spatiale, une dérégulation assumée au bénéfice du privé.

Artemis II: décollage réussi, objectif Lune Quatre astronautes, incluant le Canadien Jeremy Hansen, se sont lancés mercredi dans un vol à haut risque autour de la Lune, le premier voyage lunaire de l’humanité depuis plus de un demi-siècle et le coup d’envoi passionnant de la campagne de la NASA en vue d’un alunissage dans deux ans.

Il charge aussi la NASA «faciliter le transport commercial vers et depuis la Lune, de faciliter l’accès robotique commercial à Mars et d’explorer des voies commerciales pour envoyer des humains vers et depuis Mars», a souligné la Maison-Blanche.

«Les politiques énoncées dans ce mémorandum garantiront la supériorité continue des États-Unis dans l’espace», assure Donald Trump.

Cette mise à jour de la stratégie spatiale américaine intervient dans un contexte de montée en puissance de la Chine dans le domaine spatial.

Pékin a considérablement développé ses programmes spatiaux depuis une trentaine d’années et espère envoyer des hommes sur la Lune dans les quatre ans à venir.

Donald Trump a dit au printemps croire à un retour d’astronautes américains sur le sol lunaire avant la fin de son mandat en 2028.