Donald Trump entend démultiplier les lancements spatiaux depuis les États-Unis pour les porter à plus d’un millier par an à l’horizon 2030, selon un mémorandum signé de sa main et diffusé sur le site de la Maison-Blanche.
Le président américain confirme dans ce document publié jeudi sa volonté de favoriser le développement de nouvelles infrastructures de transport spatial avec des partenaires du secteur privé.
Il confie à ses ministres des Transports, de la Défense et au patron de la NASA la tâche d’identifier dans les six prochains mois de nouveaux sites propices à ces futurs lancements.
«D’ici 2030, nos zones de transport spatial doivent croître afin de permettre plus de 1 000 lancements et retours dans l’atmosphère chaque année», écrit Donald Trump dans ce Mémorandum présidentiel sur la sécurité nationale.
À titre de comparaison, le nombre de lancements orbitaux depuis les États-Unis était inférieur à 200 en 2025, la très grande majorité d’entre eux ayant été effectués par le géant SpaceX du multimilliardaire Elon Musk.
Le document met à jour la stratégie spatiale américaine en reprenant diverses mesures et lignes de conduite déjà édictées par l’administration actuelle depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche.
Il intègre notamment la volonté de lever les freins environnementaux à l’industrie spatiale, une dérégulation assumée au bénéfice du privé.
Il charge aussi la NASA «faciliter le transport commercial vers et depuis la Lune, de faciliter l’accès robotique commercial à Mars et d’explorer des voies commerciales pour envoyer des humains vers et depuis Mars», a souligné la Maison-Blanche.
«Les politiques énoncées dans ce mémorandum garantiront la supériorité continue des États-Unis dans l’espace», assure Donald Trump.
Cette mise à jour de la stratégie spatiale américaine intervient dans un contexte de montée en puissance de la Chine dans le domaine spatial.
Pékin a considérablement développé ses programmes spatiaux depuis une trentaine d’années et espère envoyer des hommes sur la Lune dans les quatre ans à venir.
Donald Trump a dit au printemps croire à un retour d’astronautes américains sur le sol lunaire avant la fin de son mandat en 2028.
