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Trump s’en prend à nouveau au New York Times après un sondage défavorable

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La façade de l'édifice du journal «The New York Times» à New York en 2019. La façade de l'édifice du journal «The New York Times» à New York en 2019. (The Associated Press)

Donald Trump s’est emporté jeudi après la publication par le New York Times d’une enquête d’opinion défavorable, en s’en prenant au quotidien et plus largement aux «faux sondages», qui devraient selon lui être considérés comme des «actes criminels.»

Le président américain, depuis l’avion qui le ramène aux États-Unis après un déplacement à Davos (Suisse), a consacré trois messages rageurs envers les sondages sur sa plate-forme Truth Social.

Visiblement exaspéré par une enquête d’opinion réalisée par le Siena Research Institute en collaboration avec le New York Times, il a promis de l’«ajouter» à une plainte déjà déposée contre le grand quotidien américain.

«Le sondage Times Siena, qui a toujours été extraordinairement négatif contre moi (...) sera ajouté à ma plainte contre ces ratés du New York Times», a écrit Donald Trump, en ajoutant: «Ils devront rendre des comptes pour tous leurs mensonges et malversations de gauche radicale».

Il avait à l’automne déposé une plainte en diffamation de 15 milliards de dollars à l’encontre du New York Times, visant le quotidien, trois de ses journalistes et une maison d’édition.

«Les sondages faux et frauduleux devraient, théoriquement, être des actes criminels», a déclaré Donald Trump dans un autre message, en nommant ensuite plusieurs journaux et chaînes de télévision coupables selon lui d’avoir publié des enquêtes biaisées.

Il a cité ABC, NBC, CBS, CNN, mais aussi le Wall Street Journal et même Fox News, chaîne de prédilection des responsables de l’administration américaine.

«Je vais faire tout ce qui est possible pour empêcher cette escroquerie des sondages de se poursuivre», a-t-il ajouté.

Cet accès de colère de Donald Trump s’inscrit dans le contexte des élections législatives de mi-mandat cet automne, mal engagées pour le Parti républicain si le mécontentement exprimé par les électeurs dans tous les sondages se concrétise dans les urnes.

L’enquête New York Times/Siena révèle par exemple que 56 % des personnes interrogées sont mécontentes de l’action du président, contre 40 % se déclarant satisfaites.

Les opinions défavorables sont également majoritaires sur les droits de douane, pierre angulaire de sa politique économique, ainsi que sur les méthodes employées par la police de l’immigration, l’ICE.

Le président américain entend s’engager très fortement dans la campagne pour les «midterms», qui pourraient lui coûter le contrôle du Congrès.

«Il va faire campagne comme si c’était (la présidentielle de) 2024», a assuré sa directrice de cabinet Susie Wiles au New York Post.