Le président Donald Trump prévoit de se rendre en Irlande le mois prochain pour assister au tournoi de golf de l’Irish Open, qui se tiendra sur son parcours de Doonbeg, dans le comté de Clare, sur la côte atlantique du pays, selon un responsable de la Maison-Blanche.
Ce voyage est l’exemple le plus récent de la manière dont le président brouille la frontière entre les affaires officielles et les déplacements pouvant profiter à l’entreprise familiale. Ses fils ont pris les rênes de la gestion quotidienne de la Trump Organization, mais ce voyage prévu en septembre met une nouvelle fois en évidence la façon dont Donald Trump a tiré parti de son second mandat pour gonfler les profits de sa famille de diverses manières.
Donald Trump devrait se rendre en Irlande les 12 et 13 septembre et participera à un événement réunissant des membres du personnel de l’ambassade des États-Unis et des responsables du monde des affaires avant d’assister au tournoi de golf organisé au Trump International Golf Links Ireland à Doonbeg, selon ce responsable de la Maison-Blanche, qui n’était pas autorisé à s’exprimer publiquement et s’est confié sous couvert d’anonymat.
Le parcours de Donald Trump à Bedminster, dans le New Jersey, a accueilli un tournoi de golf LIV en août. Un autre parcours de Donald Trump, situé à Doral, dans le sud de la Floride, devrait accueillir un tournoi de la PGA, le Cadillac Championship, en mars 2028. Donald Trump a également évoqué la possibilité que son parcours de Turnberry, en Écosse, accueille à nouveau le British Open, qu’il a accueilli pour la dernière fois en 2009, avant que Donald Trump n’achète le complexe. Le retour de l’Open britannique sur ce site se heurte toujours à d’importants obstacles logistiques.
L’été dernier, Donald Trump s’est rendu en Écosse pendant cinq jours pour jouer au golf à Turnberry, puis a effectué l’investiture d’un nouveau parcours de golf Trump à Balmedie, dans l’Aberdeenshire. La Maison-Blanche a refusé de qualifier cette escapade estivale de «vacances», mais a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’un voyage de travail — et Donald Trump a trouvé le temps, entre deux parties, de discuter de commerce avec le premier ministre britannique de l’époque, Keir Starmer, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Donald Trump se rend fréquemment sur les parcours de golf qu’il possède en Floride et dans le New Jersey, ainsi que sur un parcours en Virginie, juste à la périphérie de Washington, D.C. Mais il n’est pas connu pour prendre de longues vacances.
«Ne prenez pas de vacances. À quoi ça sert?», a-t-il écrit dans son livre de 2004, Think Like a Billionaire.
Le voyage de Donald Trump en Irlande l’amènera à quitter le pays juste après avoir tenté de rallier des soutiens pour les républicains en vue des élections de novembre, alors que le Parti républicain organise sa toute première convention nationale avant les élections de mi-mandat.
Cet événement inhabituel, prévu à Dallas les 9 et 10 septembre, était une idée de Donald Trump visant à galvaniser les soutiens en organisant un événement similaire aux conventions que les deux partis tiennent habituellement avant les élections présidentielles.
Pas plus tard que l’été dernier, Donald Trump critiquait Barack Obama pour avoir parcouru de longues distances en avion afin de jouer au golf alors qu’il était président — ce que Donald Trump fait lui-même aujourd’hui.
«Ils parlaient de l’empreinte carbone, puis Obama montait à bord d’un 747, Air Force One, s’envolait pour Hawaï pour faire une partie de golf, puis revenait», avait dit Donald Trump l’année dernière.
Outre cette escapade en Écosse, la plus longue période de repos que Donald Trump s’est accordée l’année dernière a été lorsqu’il s’est rendu à son club de Mar-a-Lago, en Floride, début décembre, et y est resté jusqu’après Noël — même si ce voyage a été marqué par les visites du président ukrainien Volodymyr Zelensky et du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.
Ce voyage a d’abord été confirmé par le New York Post.
