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Le conflit en Iran aurait grandement réduit les stocks de défense américains; «Fake news», dit Trump

Dénonçant des affirmations «traîtresses», le président a ajouté sur un ton menaçant que les personnes à leur source «sont en train d’être traquées» en vue de poursuites.

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Le président Donald Trump prend la parole lors d'un événement organisé au Red Rock Casino Resort and Spa à Las Vegas, le mercredi 5 août 2026. Le président Donald Trump prend la parole lors d'un événement organisé au Red Rock Casino Resort and Spa à Las Vegas, le mercredi 5 août 2026. (Mark Schiefelbein/AP Photo/Mark Schiefelbein)

Donald Trump a assuré jeudi que les États-Unis conservaient des stocks «énormes» d’armements, vitupérant contre des informations de presse selon lesquelles une pénurie l’aurait incité à renoncer à de nouvelles frappes contre l’Iran ces derniers jours.

«Les États-Unis disposent de quantités énormes de “munitions” (…) De plus, d’importantes quantités sont fabriquées et acheminées aux États-Unis en fonction des besoins», a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Dénonçant des affirmations «traîtresses», il a ajouté sur un ton menaçant que les personnes à leur source «sont en train d’être traquées» en vue de poursuites. «De longues peines de prison seront requises», a-t-il écrit.

Plusieurs médias, en particulier CNN et le Washington Post, ont fait état ces derniers jours de pénuries de missiles guidés à longue portée et d’intercepteurs de défense anti-aérienne affectant la stratégie de Donald Trump face à l’Iran.

Selon CNN, l’armée américaine aurait «épuisé à près de 80%» le stock d’intercepteurs pour son système de défense THAAD.

Le Washington Post affirme que Donald Trump a laissé «éclater sa frustration» la semaine passée au sujet des pénuries et «exigé des explications» de son ministre de la Défense Pete Hegseth «sur les raisons pour lesquelles il avait apparemment été induit en erreur» .

La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, et son homologue du Pentagone, Sean Parnell, ont dénoncé mercredi soir une «fake news».

D’après le Washington Post, les pénuries ont pour partie contribué au revirement samedi du président américain, qui avait écrit «suspendre toute attaque» sur demande de Téhéran alors que les États-Unis étaient «prêts à frapper (…) à des niveaux jamais vus depuis la Seconde Guerre mondiale».