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Trump prétend avoir respecté son slogan «Pas de nouvelles guerres»

«Tout d’abord, je n’ai pas garanti qu’il n’y aurait pas de guerre. Pourquoi aurais-je alors mis en place l’armée la plus puissante au monde?»

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Le président Donald Trump s'exprime à Custer Farms, à Chippewa Falls, dans le Wisconsin, le vendredi 5 juin 2026. AP Photo/Mark Schiefelbein Le président Donald Trump s'exprime à Custer Farms, à Chippewa Falls, dans le Wisconsin, le vendredi 5 juin 2026. AP Photo (Mark Schiefelbein)

Le président Donald Trump rejette l’idée selon laquelle le fait de déclencher une guerre avec l’Iran cette année a trahi son slogan «Pas de nouvelles guerres», qu’il a répété à maintes reprises lors de sa campagne pour la Maison-Blanche.

Dans une entrevue diffusée dimanche à l’émission Meet the Press sur NBC, M. Trump a déclaré qu’il n’avait «pas garanti» qu’il n’y aurait pas de guerres s’il était réélu.

«Tout d’abord, je n’ai pas garanti qu’il n’y aurait pas de guerre. Pourquoi aurais-je alors mis en place l’armée la plus puissante au monde ?», a affirmé le président Trump.

M. Trump a également défendu les projets d’un fonds de 1,8 milliard $ US, désormais abandonné, qui aurait indemnisé les alliés du président républicain, et il a réitéré ses allégations sans fondement de fraude massive lors du décompte des voix qui s’éternise en Californie depuis la primaire de mardi.

Il a mis fin à l’entrevue de manière abrupte, agacé par les questions de Kristen Welker, de NBC.

Lors de sa campagne de 2024, M. Trump a qualifié à plusieurs reprises ses adversaires démocrates de bellicistes et a soutenu qu’il était un président qui n’avait «déclenché aucune nouvelle guerre» et qui allait instaurer une ère de paix.

Toutefois, M. Trump a dit lors de l’entrevue de NBC, enregistrée vendredi dans le Wisconsin, qu’en tant que candidat, il n’a «rien promis».

«Je n’aime pas ces guerres sans fin. Ce n’est pas une guerre sans fin. Cela fait trois mois que nous sommes engagés là-dedans», a-t-il soutenu à propos de la guerre avec l’Iran, qui a débuté le 28 février.

M. Trump a dit qu’il «rendait service au monde» et aux États-Unis parce qu’il devait empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire. Mais ailleurs dans l’entrevue, M. Trump a répété un message contradictoire en affirmant que les frappes américaines de l’année dernière avaient «anéanti» les sites nucléaires iraniens.

Il a également défendu sa décision, prise lors de son premier mandat, de se retirer de l’accord sur le nucléaire conclu par le président démocrate Barack Obama avec l’Iran, un accord qu’il a vivement critiqué, sans négocier le «meilleur accord» qu’il avait promis d’obtenir.

«Cela prend des années pour faire ces choses», a dit M. Trump.

Trump accuse la Californie de fraude électorale

Le dépouillement des votes en Californie, notoirement long, a attiré les théories du complot électoral. Depuis l’élection de mardi, M. Trump affirme sans preuve que les démocrates truquent le scrutin.

Le procureur fédéral en chef de Los Angeles, nommé par Donald Trump, a déclaré vendredi que son bureau avait ouvert «plusieurs enquêtes pour fraude électorale».

Les bulletins de vote par correspondance favorables aux démocrates, comptabilisés tardivement, ont grignoté les totaux des voix des candidats préférés de M. Trump au poste de gouverneur et de maire de Los Angeles. Alors que M. Trump a souvent soutenu que les variations des totaux des voix à mesure que les bulletins tardifs sont comptés sont un signe de fraude, elles ne sont que le reflet d’un processus de dépouillement lent.

Dans l’entrevue, M. Trump a continué d’affirmer qu’il s’agissait d’un signe de «tricherie» et d’«élection truquée», et s’est montré de plus en plus frustré lorsque Mme Welker l’a pressé de fournir des preuves à l’appui de ces allégations.

«Il me suffit de regarder. Il me suffit de regarder», a dit M. Trump.

«Mais ce ne sont pas des preuves», a répondu Mme Welker.

«Et j’écoute. Et j’écoute les gens. Et voyons ce qui va se passer», a rétorqué M. Trump.

Fonds «anti-instrumentalisation»

M. Trump a défendu les projets que son ministère de la Justice a déclaré avoir désormais abandonnés, visant à créer un «fonds anti-instrumentalisation» de 1,776 milliard $ US dans le cadre d’un accord visant à résoudre le procès intenté par M. Trump contre l’Internal Revenue Service concernant la fuite de ses déclarations fiscales.

Le procureur général par intérim Todd Blanche a rapporté mercredi que le ministère abandonnait ce projet. Cette annonce est survenue après que le projet a été suspendu par un juge.

Cela s’est aussi produit après que tant les démocrates que certains républicains ont fait part de leurs inquiétudes quant au manque de contrôle du fonds et à la possibilité que des versements soient effectués en faveur de participants à l’émeute du 6 janvier 2021 au Capitole.

M. Trump a déclaré à NBC qu’il pensait que ce fonds était «une excellente idée» et qu’il serait «déçu» s’il n’était pas approuvé.

Lorsqu’on lui a demandé s’il pensait que les personnes ayant attaqué des policiers le 6 janvier devraient recevoir une indemnité, M. Trump a répondu: «Je ne serais pas enclin à le dire, mais je dois voir cela.» Il s’est ensuite mis à proférer des allégations infondées et mensongères au sujet de l’émeute et de ceux qui ont pris d’assaut le Capitole.

Le 6 janvier 2025, dès son premier jour de retour au pouvoir, M. Trump a accordé une grâce générale aux plus de 1500 personnes poursuivies en justice pour les événements du 6 janvier.