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Trump ne compte pas rembourser l’argent public dépensé en publicités politiques

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President Donald Trump speaks at an event for Anduril Industries, Inc., at Sparrows Point Shipyard, Tuesday, Oct. 6, 2026, in Sparrows Point, Md. (AP Photo/Stephanie Scarbrough) Le président Donald Trump prend la parole lors d'un événement organisé par Anduril Industries, Inc. au chantier naval de Sparrows Point, le mardi 6 octobre 2026, à Sparrows Point, dans le Maryland. (Stephanie Scarbrough)

Donald Trump ne compte pas rembourser l’argent public déboursé pour financer des publicités qui selon ses opposants enfreignent la législation sur le financement politique, a déclaré mardi la Maison-Blanche.

Un message publié lundi sur le réseau Truth Social, dans lequel le président américain s’engage à financer ces clips télévisés avec son propre argent ou celui d’un fonds pro-Trump, «ne faisait pas référence à un remboursement», a précisé un responsable américain contacté par l’AFP.

Mais Donald Trump lui-même a dit un peu plus tard qu’il n’avait pas tranché.

Interrogé sur un éventuel remboursement par une journaliste, il a répondu: «Ces publicités étaient vraiment bonnes. Il s’agissait de promouvoir le pays. Cela a été fait par beaucoup d’autres présidents, donc nous allons prendre une décision.»

Lundi, il a écrit sur Truth Social: «J’ai décidé (...) de les financer moi-même, ainsi qu’avec l’argent que j’ai collecté pour MAGA Inc», sa structure de financement électoral.

Le républicain avait été accusé la semaine dernière par l’opposition de faire de la «propagande» illégale à quelques semaines d’élections législatives cruciales.

Donald Trump était apparu dans un court clip en noir et blanc diffusé, selon des médias, pendant des matches de football américain.

La publicité le montre le visage dur, marcher silencieux face à la caméra dans un couloir, tandis qu’en fond sonore des extraits de discours, dans lesquels il s’en prend aux «va-t-en guerre», aux «communistes» et aux mondialistes».

À la fin de cette vidéo de trente secondes apparaissait au bas de l’écran l’incrustation suivante : «Payé par le gouvernement américain.»

La Maison-Blanche juge qu’il ne s’agissait pas d’une publicité politique, dont le financement est très strictement encadré, mais d’une «annonce de service public», comme le gouvernement a le droit d’en diffuser, à but «pédagogique et patriotique».