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Trump demande des comptes à deux proches qui auraient travaillé pour les autorités de Republika Srpska

«Chris LaCivita et James Blair sont des consultants extérieurs. (…) Je n’ai aucune idée de leurs autres clients, mais, à la réflexion, je vais leur demander.»

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Chris LaCivita, conseiller principal de la campagne présidentielle 2024 de l'ancien président américain Donald Trump, à gauche, l'ancien président américain Donald Trump et l'ancienne Première dame américaine Melania Trump, lors d'un événement organisé le soir des élections au Palm Beach Convention Center à West Palm Beach, en Floride (États-Unis), le mercredi 6 novembre 2024. Chris LaCivita, conseiller principal de la campagne présidentielle 2024 de l'ancien président américain Donald Trump, à gauche, l'ancien président américain Donald Trump et l'ancienne Première dame américaine Melania Trump, lors d'un événement organisé le soir des élections au Palm Beach Convention Center à West Palm Beach, en Floride (États-Unis), le mercredi 6 novembre 2024. (Eva Marie Uzcategui/Bloomberg)

Donald Trump a annoncé mercredi son intention de demander des comptes à deux proches, pilotes de la campagne républicaine pour les élections de mi-mandat, qui auraient travaillé en parallèle comme consultants pour les autorités nationalistes pro-russes de l’entité serbe de Bosnie.

«Chris LaCivita et James Blair sont des consultants extérieurs. (…) Je n’ai aucune idée de leurs autres clients, mais, à la réflexion, je vais leur demander et s’il y a un conflit, je mettrai fin à leur mission», a écrit le président américain sur son réseau Truth social.

Selon le New York Times, les deux hommes se seraient rendus récemment dans l’entité serbe de Bosnie ((Republika Srpska, RS) et auraient touché chacun des centaines de milliers de dollars pour avoir une mission de conseil auprès des autorités locales en matière électorale.

Le dirigeant de fait de la RS est le pro-russe Milorad Dodik. Dimanche, il a annoncé que son parti SNDS (Union des sociaux-démocrates indépendants) avait conservé le pouvoir en RS lors d’élections générales.

Milorad Dodik, ancien président de la Republika Srpska, région à majorité serbe, montre un bulletin de vote dans un bureau de vote à Laktasi, au nord-ouest de Sarajevo, en Bosnie, le dimanche 4 octobre 2026. Photo AP Milorad Dodik, ancien président de la Republika Srpska, région à majorité serbe, montre un bulletin de vote dans un bureau de vote à Laktasi, au nord-ouest de Sarajevo, en Bosnie, le dimanche 4 octobre 2026. Photo AP (Radivoje Pavicic)

Dans son discours, il avait rendu hommage au président américain, en disant: «Si la magnifique victoire de Donald Trump n’avait pas eu lieu, nous serions probablement des cadavres politiques aujourd’hui. Mais maintenant, grâce au nouveau contexte, nous sommes des gagnants sur le plan politique».

Il avait aussi remercié son autre allié, le président russe Vladimir Poutine.

Interdit par une décision en justice d’être président de la RS pendant six ans, M. Dodik, 67 ans, que son entourage qualifie toujours tout simplement de «président», a néanmoins continué à être aux manettes de l’entité, grâce au poids de son parti.

Chris LaCivita, un stratège très proche de Donald Trump, et James Blair, haut responsable de la Maison Blanche en congé temporaire, sont les maîtres d’œuvre de la campagne républicaine pour les élections législatives de mi-mandat (midterms).

Ils pilotent en particulier la principale structure de financement électoral pro-Trump, Maga Inc.

Les sondages prédisent pour l’instant une nette défaite des républicains le 3 novembre. L’opposition démocrate espère prendre le contrôle d’une, voire des deux chambres du Congrès américain lors de ce scrutin décisif pour la seconde partie du mandat de Donald Trump.