Le président Donald Trump a défendu son énergie et sa santé dans une entrevue accordée au Wall Street Journal et a révélé qu’il avait subi une tomodensitométrie, et non une IRM, lors d’un examen en octobre dont lui et la Maison-Blanche avaient tardé à donner des détails.
Dans cette entrevue, M. Trump a expliqué regretter d’avoir subi cet examen d’imagerie avancé du cœur et de l’abdomen lors de sa visite au Centre médical militaire national Walter Reed en octobre, car cela avait soulevé des questions dans l’opinion publique concernant sa santé.
Son médecin avait indiqué dans une note publiée par la Maison-Blanche en décembre qu’il avait subi un «examen d’imagerie avancé» à titre préventif, comme c’est le cas pour les hommes de son âge.
M. Trump avait initialement décrit l’examen comme une imagerie par résonance magnétique (IRM), mais avait affirmé ignorer quelle partie de son corps avait été examinée. Une tomodensitométrie est une forme d’imagerie diagnostique plus rapide qu’une IRM, mais elle fournit moins de détails sur les différences tissulaires.
Le médecin du président, le capitaine de la marine Sean Barbabella, a déclaré dans un communiqué publié jeudi par la Maison-Blanche que M. Trump avait subi cet examen en octobre, car il prévoyait de se rendre à Walter Reed pour rencontrer le personnel. Il avait déjà passé un examen médical annuel en avril.
«Le président Trump a accepté de rencontrer le personnel et les soldats de l’hôpital Walter Reed en octobre. Afin d’optimiser son séjour à l’hôpital, nous lui avons recommandé de subir un nouvel examen médical de routine pour garantir le maintien d’une santé optimale», a expliqué M. Barbabella.
Il a précisé avoir demandé au président de passer une tomodensitométrie ou une IRM «afin d’exclure définitivement tout problème cardiovasculaire» et que les résultats étaient «parfaitement normaux et n’ont révélé absolument aucune anomalie».
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a expliqué jeudi dans un communiqué que les médecins du président et la Maison-Blanche avaient «toujours affirmé que le président avait bénéficié d’examens d’imagerie avancés», mais a ajouté que «des détails supplémentaires concernant ces examens ont été divulgués par le président lui-même», car il «n’a rien à cacher».
«Avec le recul, c’est dommage que j’aie fait cet examen, car cela leur a donné des arguments, a raconté Donald Trump dans l’entrevue accordée au Wall Street Journal et publiée jeudi. J’aurais été bien mieux loti s’ils ne l’avaient pas fait, car le simple fait que je l’aie passé a suscité des interrogations: “Oh là là, y a-t-il un problème ?” Eh bien, tout va bien.»
Le plus vieux président à prêter serment
Âgé de 79 ans, Donald Trump est devenu la personne la plus âgée à prêter serment lors de son investiture présidentielle l’an dernier. Sensible aux questions concernant sa santé, il a notamment remis en cause à plusieurs reprises les capacités de son prédécesseur, Joe Biden, à exercer ses fonctions.
Ce dernier, qui a fêté ses 82 ans lors de la dernière année de sa présidence, a été la cible de nombreuses critiques à la fin de son mandat et lors de sa tentative avortée de briguer un second mandat, en raison de son âge et de ses facultés mentales mises en doute.
Des interrogations ont également surgi concernant la santé de Donald Trump cette année. On a pu observer des ecchymoses sur le dos de sa main droite, visibles malgré un maquillage épais, ainsi qu’un gonflement notable des chevilles.
Cet été, la Maison-Blanche a annoncé que le président souffrait d’insuffisance veineuse chronique, une affection fréquente chez les personnes âgées. Cette pathologie survient lorsque les veines des jambes ne parviennent pas à ramener correctement le sang vers le cœur, ce qui entraîne une accumulation de sang dans le bas des jambes.
Dans l’entrevue, Donald Trump a déclaré avoir brièvement essayé de porter des bas de contention pour réduire l’enflure, mais avoir arrêté puisqu’il ne les appréciait pas.
Selon Mme Leavitt, les ecchymoses sur la main de M. Trump sont dues à «des poignées de main fréquentes et à la prise d’aspirine», un médicament que M. Trump prend régulièrement pour réduire les risques de crise cardiaque et d’AVC.
Il a affirmé prendre plus d’aspirine que ce que ses médecins lui recommandent, mais a expliqué avoir toujours refusé d’en diminuer la dose car il en prend depuis 25 ans et se dit «un peu superstitieux». Donald Trump prend 325 milligrammes d’aspirine par jour, selon M. Barbabella.
«On dit que l’aspirine fluidifie le sang, et je ne veux pas de sang épais qui irrigue mon cœur, a expliqué Donald Trump. Je veux du sang bien fluide. Vous comprenez ?»
Au cours de l’entrevue, Donald Trump a nié s’être endormi pendant des réunions à la Maison-Blanche, alors que les caméras le filmaient les yeux fermés, insistant sur le fait qu’il fermait les yeux ou clignait des yeux.
«Je vais juste les fermer. C’est très relaxant pour moi, a-t-il dit. Parfois, ils me prennent en photo en train de cligner des yeux, encore et encore, et ils me surprennent avec ce clignement.»
Il a confié ne jamais beaucoup dormir la nuit, une habitude qu’il avait déjà évoquée lors de son premier mandat, et a expliqué qu’il commençait sa journée tôt dans la résidence de la Maison-Blanche avant de se rendre au bureau ovale vers 10 h et de travailler jusqu’à 19 h ou 20 h.
Le président a balayé les questions concernant son audition, affirmant qu’il avait seulement des difficultés à entendre «quand il y a beaucoup de monde qui parle», et a ajouté qu’il débordait d’énergie, ce qu’il attribuait à ses gènes.
«La génétique est très importante, a-t-il ajouté. Et j’ai une très bonne génétique.»
