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Trump accueillera Xi Jinping lors de sa descente d’avion à Washington

Le président américain entend recevoir son homologue avec tous les égards.

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Le président américain Donald Trump, à droite, serre la main du président chinois Xi Jinping alors qu'il quitte les lieux après une visite au jardin de Zhongnanhai à Pékin, le vendredi 15 mai 2026. Pool Photo via AP, archive Le président américain Donald Trump, à droite, serre la main du président chinois Xi Jinping alors qu'il quitte les lieux après une visite au jardin de Zhongnanhai à Pékin, le vendredi 15 mai 2026. Pool Photo via AP, archive (Evan Vucci)

Pas de grande avancée ni de confrontation ouverte à prévoir: Donald Trump comme Xi Jinping voudront que la visite à la Maison Blanche le 24 septembre se passe sans accrocs, en dépit de frictions sur l’IA, le commerce ou l’Iran, allié de Pékin.

Le président américain, en délicate position à la fois sur la scène internationale en raison du conflit au Moyen-Orient et sur le plan national à l’approche d’élections législatives mal engagées pour son parti, entend recevoir son homologue avec tous les égards.

Donald Trump fera à Xi Jinping le rare honneur mercredi de l’accueillir à sa descente d’avion, à la veille de la visite d’État, selon des informations obtenues par l’AFP auprès d’un responsable officiel américain.

Une cérémonie d’arrivée en présence du président américain est prévue à la base aérienne Andrews, où l’avion présidentiel chinois est attendu autour de 16h, a indiqué cette source.

Il est rarissime que Donald Trump, qui accueille généralement ses invités de marque directement à la Maison Blanche, se déplace ainsi jusqu’au tarmac. Le précédent le plus proche est sans doute l’accueil réservé au président russe Vladimir Poutine lors d’un sommet en Alaska il y a un peu plus d’un an..

«L’important, c’est (que la visite) ait lieu», décrypte pour l’AFP Judith Shapiro, experte de la Chine à l’American University.

Jonathan Czin, chercheur à la Brookings Institution, parle lui d’une «pantomime» destinée à sauver les apparences d’une relation fonctionnelle, et dit à l’AFP ne rien attendre de spectaculaire.

«Cela sera une répétition de la visite de Trump à Pékin en mai, qui mettra l’accent sur la relation apparente entre les deux dirigeants plutôt que sur la substance», prédit l’analyste.

Il prévoit toutefois une prolongation de la trêve commerciale en vigueur entre les deux rivaux. La réunion pourrait aussi déboucher sur l’annonce de rencontres futures lors d’un sommet en Chine en novembre et en Floride en décembre.

En matière commerciale toutefois, «il y a de la marge pour des progrès sur les droits de douane, les achats agricoles et certaines restrictions à l’exportation», explique à l’AFP Yue Su, experte de The Economist Intelligence Unit.

Le président américain a montré sa volonté de ménager le dirigeant chinois quand il a minimisé des révélations du Wall Street Journal. Selon le quotidien, Pékin aurait fourni à l’Iran, pays allié de la Chine, des images d’une base américaine en Jordanie, où trois militaires américains ont été tués par une frappe iranienne.

«Sang froid»

«En fait ils font la même chose que nous», a balayé Donald Trump. Xi Jinping «s’est raisonnablement bien conduit», a-t-il encore jugé.

Avec le président chinois comme avec tous les dirigeants étrangers, Donald Trump compte plus sur la dynamique personnelle que sur une stratégie minutieusement pensée, mais selon les experts, la relation est déséquilibrée.

Le dirigeant américain, qui assure avoir des affinités particulières avec plusieurs dirigeants autoritaires, «admire probablement beaucoup Xi Jinping» pour son pouvoir «absolu», avance Judith Shapiro, tandis que ce dernier le voit au contraire comme le président d’une nation en perte de vitesse.

Pendant un déplacement à Pékin au printemps, le président américain s’était montré très élogieux pour son hôte, tandis que Xi Jinping, beaucoup plus réservé, en avait plutôt profité pour le mettre en garde sur Taïwan.

Rencontre Trump-Xi: le bilan d’un sommet sur fond de tensions Par Sabrina Rivet | Le voyage de Donald Trump en Chine a pris fin vendredi. Le président américain et son homologue chinois, XI Jin Ping, ont tenté de s'entendre sur des enjeux majeurs, mais leurs discussions n’ont pas donné lieu à d'avancées majeures dans de grands dossiers.

Le sujet de l’île, que Washington soutient alors que la Chine menace de prendre de force ce territoire dont elle juge qu’il lui appartient, pourrait être à nouveau évoqué par le président chinois à Washington.

Jonathan Czin relève que ce dirigeant «au sang froid» évalue de manière très pragmatique le rapport de forces avec Donald Trump, et le juge plutôt défavorable au milliardaire de 80 ans.

«Quand vous êtes Xi Jinping, que vous êtes déjà enclin à juger que les États-Unis sont en déclin, et que chaque fois que vous parlez à Trump, soit son pays est en pleine paralysie budgétaire (comme lors de leur rencontre en Corée du Sud en octobre 2025,), soit il y a une guerre qui se passe mal (comme lors de la visite à Pékin en mai, sur fond de conflit en Iran), soit il y a des élections de mi-mandat qui se présentent mal pour lui, cela ne va que renforcer ce point de vue», juge-t-il.