Une Française et deux Américains ont été testés positifs ou ont présenté des symptômes du hantavirus, lundi, après avoir été évacués du bateau de croisière touché par une éclosion.
Les passagers ont commencé à rentrer chez eux à bord d’avions militaires et gouvernementaux dimanche, après que le navire a jeté l’ancre aux îles Canaries.
Du personnel équipé de combinaisons de protection intégrales et de masques a escorté les voyageurs jusqu’au rivage à Ténérife, dans le cadre d’une opération qui se poursuivait lundi.
La Française a été testée positive au hantavirus et son état de santé s’est aggravé à l’hôpital pendant la nuit, a expliqué lundi la ministre française de la Santé, Stéphanie Rist.
La femme faisait partie des cinq passagers français rapatriés dimanche à Paris depuis le MV Hondius. Elle a commencé à avoir des symptômes pendant le vol vers Paris.
L’un des 17 passagers américains rapatriés au Nebraska a également été testé positif au hantavirus, mais ne présente aucun symptôme.
Un autre passager américain présentait des symptômes légers, ont indiqué dimanche soir des responsables sanitaires. L’avion qui les rapatriait a atterri tôt lundi matin et s’est arrêté près des bus et des véhicules de police qui l’attendaient.
Les Américains seront d’abord conduits au Centre médical de l’Université du Nebraska, qui dispose d’un centre de quarantaine, afin d’évaluer s’ils ont été en contact étroit avec des personnes présentant des symptômes et de déterminer leur niveau de risque de propagation du virus.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a recommandé une surveillance étroite des anciens passagers, et de nombreux pays les ont mis en quarantaine. Au Canada, quatre personnes ayant débarqué du navire sont arrivées dimanche soir en Colombie-Britannique, où elles poursuivront leur quarantaine.
Trois personnes sont décédées depuis le début de l’épidémie. Cinq personnes qui avaient quitté le navire plus tôt ont été infectées.
Faible risque pour le public
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a souligné que le grand public ne devait pas s’inquiéter de cette épidémie. «Ce n’est pas une autre COVID. Le risque pour le public est faible. Il ne faut donc pas avoir peur ni céder à la panique», a-t-il déclaré dimanche.
L’hantavirus se propage généralement par les excréments de rongeurs et ne se transmet pas facilement d’une personne à l’autre.
Or, le virus des Andes détecté sur le bateau de croisière pourrait, dans de rares cas, se propager entre personnes. Les symptômes apparaissent entre une et huit semaines après l’exposition.
L’OMS recommande aux pays d’origine des passagers «de mettre en place une surveillance et un suivi actifs, ce qui implique des contrôles de santé quotidiens, soit à domicile, soit dans un établissement spécialisé».
