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Tensions entre les États-Unis et l’Iran: «Nous nous dirigeons tout droit vers une guerre catastrophique»

Un expert n’est pas «très optimiste quant à la possibilité que ces pourparlers aboutissent à une percée diplomatique».

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Des piétons passent devant un panneau d'affichage représentant un porte-avions américain avec des avions de chasse endommagés sur son pont et une inscription en farsi et en anglais disant : « Qui sème le vent récolte la tempête », sur la place Enqelab-e-Eslami (Révolution islamique) à Téhéran, en Iran, le dimanche 22 février 2026. Des piétons passent devant un panneau d'affichage représentant un porte-avions américain avec des avions de chasse endommagés sur son pont et une inscription en farsi et en anglais disant : « Qui sème le vent récolte la tempête », sur la place Enqelab-e-Eslami (Révolution islamique) à Téhéran, en Iran, le dimanche 22 février 2026. (Vahid Salemi)

Le président américain Donald Trump continue de menacer l’Iran d’une intervention militaire si aucun accord n’est trouvé sur le programme nucléaire iranien. Les discussions entre les États-Unis et l’Iran se poursuivent, les dernières négociations ayant eu lieu le 17 février.

Badr Albusaidi, ministre des Affaires étrangères d’Oman, a confirmé dimanche sur les réseaux sociaux que la prochaine série de négociations se tiendrait à Genève le 26 février.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Mais selon un expert, la présence militaire américaine croissante dans la région pourrait être le signe d’une guerre imminente.

«Compte tenu des forces militaires qui ont été déployées dans le golfe Persique, les analystes militaires affirment que cela ressemble à la période qui a précédé la guerre en Irak en 2003», a expliqué vendredi Nader Hashemi, professeur associé de politique moyen-orientale et islamique à l’Université de Georgetown à Washington, D.C., à CTV Your Morning.

«Il semble que les États-Unis se préparent à une attaque militaire majeure contre l’Iran, beaucoup plus importante et plus grande que celle que nous avons vue en juin dernier.»

—  Nader Hashemi, professeur associé de politique moyen-orientale et islamique à l’Université de Georgetown à Washington, D.C.

Les forces américaines ont frappé trois installations nucléaires iraniennes en juin 2025 dans le cadre d’une tentative visant à ralentir le programme nucléaire iranien.

L’Iran a riposté en frappant la base aérienne d’Al Udeid au Qatar, ciblant les forces américaines, à la suite d’un cessez-le-feu entre l’Iran et Israël.

Des manifestations contre la situation politique et économique du pays ont commencé à la fin de cette année-là, suscitant des protestations mondiales, y compris au Canada.

Mais les tensions entre les deux pays persistent, comme l’a déclaré Trump lors de la réunion inaugurale du Conseil de paix le 19 février à Washington, D.C., affirmant que si aucun accord n’était conclu entre les deux pays, «des choses graves se produiraient».

Trump a également affirmé lors de la réunion que le monde saurait dans 10 jours si un accord était conclu ou si l’armée américaine passerait à l’action.

M. Hashemi affirme que la présence de l’armée américaine dans la région et les discours incessants de Trump sont des tactiques de pression visant à garantir que l’Iran accepte les exigences des États-Unis.

«Je ne suis pas très optimiste quant à la possibilité que ces pourparlers aboutissent à une percée diplomatique, car ils ont été organisés de telle manière que l’Iran sera contraint de rejeter les exigences américaines, qui sont trop exhaustives», a-t-il dit. «Je pense que (Trump) attend simplement d’avoir suffisamment de moyens militaires dans la région pour frapper l’Iran, dans l’espoir que cela lui rapporte un gain important sur le plan personnel et fasse progresser les intérêts américains dans la région de manière plus générale.»

Monde sous tension | Israël et l'Iran L’année 2025 a été marquée par une escalade des tensions au Moyen-Orient. La guerre froide qui sévit entre Israël et l’Iran depuis des décennies a connu une surenchère sans précédent quand Israël a attaqué l’Iran le 13 juin et a bombardé ses centrales nucléaires.

La réunion du Conseil de paix de Trump a également abouti à une promesse de 7 milliards de dollars américains pour la reconstruction de Gaza dans le cadre du conflit entre Israël et le Hamas de la part de certains membres présents.

Mais alors que les pourparlers se poursuivent entre l’Iran et les États-Unis, M. Hashemi estime que la présence militaire américaine dans la région pourrait potentiellement conduire à une guerre et non à un règlement entre les deux pays.

«Déployer une telle quantité de matériel militaire sur des groupes aéronavals coûte très cher aux États-Unis, qui ne peuvent pas maintenir ce type de présence militaire pendant une longue période s’ils ne comptent pas l’utiliser», a-t-il précisé. «Je soupçonne que tout cela mène à une guerre majeure, mais encore une fois, quand il s’agit de Trump, il est connu pour son imprévisibilité (...) il a tendance à prendre des décisions importantes en fonction de la dernière conversation qu’il a eue avec quelqu’un dans la pièce, donc ces choses peuvent changer très rapidement...»

Selon l’expert, «nous nous dirigeons vers une guerre catastrophique dont les implications sont impossibles à prévoir pour le moment».