International

Soutien de Musk à Le Pen en France : «pas d’ingérence», selon son parti d’extrême droite

«Cela ne nous lie pas à Elon Musk et ça nous permet en tous les cas d’identifier le fait que oui, Marine Le Pen est vraiment le dernier espoir pour la France.»

Publié le 

La dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen et le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, arrivent pour assister à la cérémonie marquant le 10e anniversaire de l'attentat meurtrier perpétré en 2016 à Nice, dans le sud de la France, à l'aide d'un camion, ce mardi 14 juillet 2026. La dirigeante d'extrême droite Marine Le Pen et le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, arrivent pour assister à la cérémonie marquant le 10e anniversaire de l'attentat meurtrier perpétré en 2016 à Nice, dans le sud de la France, à l'aide d'un camion, ce mardi 14 juillet 2026. (Philippe Magoni/AP Photo/Philippe Magoni)

Le parti de Marine Le Pen, candidate de l’extrême droite à la présidentielle de 2027 en France, a balayé jeudi les critiques, en jugeant que le milliardaire américain ne faisait «pas d’ingérence» dans l’élection en donnant «son avis».

Elon Musk s’est invité mercredi dans la campagne présidentielle en écrivant sur X que la candidate du Rassemblement national «est le dernier espoir de la France».

«Qu’un milliardaire américain donne son avis, on est très loin de l’ingérence. Ou alors plus personne ne pourra rien dire», a jugé le vice-président du parti, Sébastien Chenu, sur la chaîne France 2, dans une première réaction officielle du parti aux propos d’Elon Musk.

«Cela ne nous lie pas à Elon Musk et ça nous permet en tous les cas d’identifier le fait que oui, Marine Le Pen est vraiment le dernier espoir pour la France», a ajouté M. Chenu.

«Quand Monsieur Obama, président des États-Unis, soutenait Emmanuel Macron, on pouvait éventuellement parler d’ingérence», a-t-il estimé.

Marine Le Pen est créditée de 35% des intentions de vote, avec 15 à 20 points d’avance sur son premier concurrent, Édouard Philippe (droite).

Le tout-puissant patron de X est coutumier des ingérences politiques en faveur de l’extrême droite.

Au Royaume-Uni, il avait mené une virulente campagne contre le premier ministre travailliste Keir Starmer, quitte à relayer de fausses informations, avant de s’afficher au côté du populiste anti-immigration Nigel Farage.