Une stagiaire canadienne de l’OTAN, soupçonnée d’espionnage, a été arrêtée en Belgique.
Le Parquet fédéral belge indique dans un communiqué que cette stagiaire d’origine chinoise est soupçonnée d’espionnage au profit d’un pays tiers. Elle est également soupçonnée d’appartenir à une organisation criminelle.
La stagiaire canadienne travaillait au quartier général stratégique des Puissances Alliées en Europe de l’OTAN (SHAPE), situé à Mons.
Le Parquet mentionne que «la suspecte avait attiré l’attention des services de sécurité du SHAPE, qui ont dénoncé les faits au Service général du renseignement et de sécurité.
La Canadienne a été arrêtée vendredi.
«Après plusieurs devoirs d’enquête, une opération a été menée le jeudi 23 juillet par la Police judiciaire fédérale de Charleroi. Des perquisitions ont été effectuées au domicile de la suspecte, ainsi que sur son lieu de travail», raconte le Parquet.
Le ministère canadien de la Défense nationale n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.
Une porte-parole de Sécurité publique Canada a déclaré samedi dans un courriel que le ministère n’était pas en mesure de commenter l’affaire, celle-ci faisant l’objet d’une enquête.
«Les Canadiens peuvent être assurés que tous les organismes d’application de la loi et de renseignement du gouvernement du Canada entretiennent des relations solides avec leurs organismes partenaires, qui contribuent à lutter contre les activités liées à des menaces telles que celles décrites dans le cadre de l’arrestation effectuée jeudi en Belgique», peut-on lire dans la déclaration de Margo Boyle.
Le Canada et la Belgique sont tous deux membres de l’alliance militaire composée de 32 pays qui, en 2021, a qualifié la Chine de « défi en matière de sécurité », au même titre que les menaces actives provenant de la Russie et du Moyen-Orient.
Les dirigeants de l’OTAN ont affirmé que la Chine s’efforce de saper l’ordre mondial, de développer ses capacités militaires de manière opaque et de mener des campagnes de désinformation déstabilisantes. Ils ont ajouté que les objectifs de Pékin et son «comportement assertif posent des défis systémiques à l’ordre international fondé sur des règles et aux domaines pertinents pour la sécurité de l’alliance».
Le gouvernement chinois a dénoncé cette déclaration et a affirmé que son renforcement militaire était de nature défensive.
Cette arrestation en Belgique survient à un moment crucial pour l’alliance, alors qu’elle fait face à de vives critiques de la part du président américain Donald Trump, qui a réduit le rôle des États-Unis en matière de sécurité en Europe. Trump fait pression sur les alliés pour qu’ils augmentent leurs dépenses de défense et s’engagent dans le conflit en Iran, tout en menaçant de s’emparer par la force du Groenland au Danemark, membre de l’OTAN, une manœuvre qui a ébranlé les Européens et l’alliance.
Avec des informations de l’Associated Press
