International

Sommet du G7: la réception pour Trump à Versailles n’est pas «un dîner de gala»

«C’est un dîner pour célébrer les 250 ans de l’indépendance américaine, parce que la France y a joué un rôle.»

Publié le 

Le président français Emmanuel Macron arrive au sommet du G7 à Évian-les-Bains, en France, le lundi 15 juin 2026. Le président français Emmanuel Macron arrive au sommet du G7 à Évian-les-Bains, en France, le lundi 15 juin 2026. (Thibault Camus/AP Photo/Thibault Camus)

Emmanuel Macron a affirmé lundi que la réception organisée pour Donald Trump au château de Versailles mercredi n’est pas un «dîner de gala», notant qu’«il faut» que le président américain reste jusqu’à la fin du sommet du G7, contrairement à l’an dernier.

«Pourquoi on a souhaité ce dîner? Ce n’est pas un dîner de gala ou autre. Non, c’est un dîner pour célébrer les 250 ans de l’indépendance américaine, parce que la France y a joué un rôle», a dit le président français dans une interview avec TF1 peu avant l’ouverture du sommet du G7 à Évian, qui dure justement jusqu’à mercredi.

«Ce sera notre moment de célébration de cette amitié» entre les deux pays, a-t-il ajouté, précisant qu’il ne se rendrait pas lui-même aux États-Unis pour le Jour de l’Indépendance le 4 juillet.

Emmanuel Macron a rappelé que Donald Trump, attendu lundi à Évian, était parti «au milieu» du sommet du G7 organisé l’an dernier au Canada.

Cette fois, «il faut qu’il reste jusqu’au bout pour construire les accords, parce qu’on a aussi des discussions importantes sur le numérique et l’intelligence artificielle mercredi», a-t-il déclaré.

Le choix du château de Versailles répond au goût de Donald Trump, amateur de décors fastueux mais peu sensible aux grand-messes multilatérales. Il doit y être accueilli par son homologue français mercredi soir quelques heures après la fin du sommet du G7.

L’imprévisible président américain, en quittant prématurément le G7 au Canada, avait aussi vertement critiqué le président français.

«Après tant d’années, si j’étais rancunier, ça me poserait des problèmes», a répondu le chef de l’État à ce sujet, se disant «pragmatique».

Le cheffe de file des députés La France insoumise (extrême gauche), Mathilde Panot, a néanmoins estimé lundi qu’Emmanuel Macron «aurait pu trouver mieux pour terminer son mandat qu’inviter en grande pompe un président suprémaciste».

«La flatterie ne fonctionne pas», a-t-elle estimé, jugeant que Donald Trump avait «insulté à de multiples reprises la France et l’Europe».