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Six enfants et sept femmes sont libérés en Haïti après les attaques d'un gang

L’UNICEF a précisé avoir collaboré avec les responsables locaux pour faciliter la libération des femmes et des enfants.

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Des Haïtiens se rassemblent autour des corps de personnes qui auraient été leurs proches, tuées lors de l'attaque d'un gang dans la municipalité de Kenscoff, près de Port-au-Prince, en Haïti, le 24 août 2026. (Photo AP/Odelyn Joseph) Des Haïtiens se rassemblent autour des corps de personnes qui auraient été leurs proches, tuées lors de l'attaque d'un gang dans la municipalité de Kenscoff, près de Port-au-Prince, en Haïti, le 24 août 2026. Photo AP (Odelyn Joseph)

Six enfants et sept femmes ont été libérés par un gang haïtien qui avait enlevé plus de cinquante personnes lors d’une attaque meurtrière contre une communauté située près de la capitale, Port-au-Prince, il y a près d’une semaine, selon le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

L’organisation a annoncé vendredi soir que trois enfants de moins de deux ans, un enfant de sept ans et deux adolescentes figuraient parmi les personnes libérées dans la municipalité de Kenscoff.

«Cette libération offre un rare moment d’espoir au cœur de la violence qui menace les enfants en Haïti, a affirmé Yannig Dussart, représentant adjoint de l’UNICEF en Haïti. L’enlèvement de Kenscoff n’était pas un incident isolé, mais un autre rappel brutal de l’ampleur et de la fréquence des attaques contre les enfants à travers le pays.»

L’UNICEF a précisé avoir collaboré avec les responsables locaux pour faciliter la libération des femmes et des enfants. On ignore pour l’instant s’ils ont besoin de soins médicaux et s’il y a d’autres femmes et enfants toujours retenus en otages.

Si les enlèvements individuels sont chose courante en Haïti, les enlèvements de masse sont plus rares. Les suites de ces enlèvements sont variables. Certaines personnes peuvent être libérées sans rançon, tandis que d’autres sont tuées malgré le paiement de plusieurs sommes.

Au moins 47 personnes ont perdu la vie aux mains des bandes criminelles lors de l’attaque perpétrée dimanche soir à Kenscoff, une municipalité agricole, autrefois paisible, nichée dans les collines surplombant la capitale haïtienne.

Un chef de gang connu sous le nom d’Izo 2 avait menacé d’exécuter tous les otages si la police tuait des membres de son gang lors de son opération visant à sécuriser Kenscoff.

Izo 2 mène un groupe armé de la région pour le compte d’autres gangs et en coordination avec celles-ci, qui incluent notamment Izo, l’un des chefs de gangs les plus puissants d’Haïti.