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La Cour suprême autorise, pour l’instant, la construction de la salle de bal à la Maison-Blanche

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Trump White House Ballroom Des ouvriers poursuivent les travaux de construction de la nouvelle salle de bal de la Maison-Blanche, vue depuis le Monument de Washington, le mercredi 19 août 2026, à Washington. (Photo AP/Alex Brandon) (Alex Brandon/AP Photo/Alex Brandon)

La Cour suprême américaine a temporairement autorisé vendredi la poursuite des travaux de construction de la salle de bal monumentale voulue par Donald Trump à la Maison-Blanche.

La plus haute instance judiciaire du pays, saisie par le président américain, a bloqué de manière temporaire un jugement précédent qui ordonnait l’arrêt des travaux de la salle de bal vendredi, à minuit.

Selon la décision de la Cour, à majorité conservatrice, le projet de salle de bal, auquel s’opposent des associations de défense du patrimoine culturel, peut reprendre pendant que la procédure judiciaire se poursuit devant les juridictions inférieures.

Un tribunal avait ordonné en première instance l’arrêt des travaux de la salle de réception, tout en autorisant la poursuite de la construction d’un bunker souterrain.

Le 7 août, une cour d’appel avait confirmé cette décision, estimant que de tels travaux à la Maison Blanche nécessitaient l’accord explicite du Congrès. Donald Trump avait qualifié la décision de «honte nationale».

La cour d’appel avait toutefois accordé un délai à l’administration pour se pourvoir devant la Cour suprême.

Dans son pourvoi, John Sauer, conseiller juridique du gouvernement, maintenait notamment qu’un «complexe militaire» serait intégré à la salle de bal, qui ne serait donc pas qu’un simple espace de réception.

Face aux revers judiciaires, aux condamnations de l’opposition et aux réticences exprimées dans son propre parti, le milliardaire affirme en effet depuis quelque temps que son chantier n’est pas un simple projet d’embellissement ni un caprice personnel, mais une entreprise de sécurité nationale.

Il fait valoir que le bâtiment doit être équipé d’une plateforme de drones et d’autres dispositifs militaires.

600 millions de dollars

«Le président américain n’est pas un locataire, mais bien le chef unique et élu du pouvoir exécutif, et le Congrès l’a autorisé à rénover, sécuriser et protéger la Maison Blanche et ses terrains, comme les autres présidents ont été autorisés à le faire, sans exception», a précisé John Sauer.

Il a aussi assuré que l’imposant chantier était déjà achevé à 65% et que le laisser en l’état, exposé aux éléments, serait préjudiciable d’un point de vue esthétique.

En octobre, le président républicain a fait détruire au bulldozer une aile entière de la Maison Blanche pour construire une salle de bal censée accueillir jusqu’à 1000 personnes, pour des réceptions diverses et des dîners en l’honneur de dignitaires étrangers.

Il a affirmé que la salle de bal serait financée par des fonds privés, mais selon les médias américains, ce projet, dont le coût pourrait atteindre 600 millions de dollars, bénéficierait d’une importante contribution des contribuables.

Le projet est contesté en justice par la National Trust for Historic Preservation (NTHP), une organisation à but non-lucratif mandatée par le Congrès pour la préservation des bâtiments historiques.

Le président américain a lancé de nombreux projets de construction ou de rénovation à Washington, et il les suit de très près.

Juste à côté de la salle de bal souhaitée se déroule un autre chantier, également ordonné par Donald Trump: celui d’une aire bétonnée destinée à l’atterrissage et au décollage de l’hélicoptère présidentiel.