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Des associations féministes réclament des excuses à Brigitte Macron

«Ces mots révèlent le mépris profond des élites pour celles qui osent briser l’omerta sur les violences sexuelles.»

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Le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron attendent pour accueillir le premier ministre croate Andrej Plenkovic et son épouse Ana Maslac Plenkovic, à l'Élysée à Paris, le lundi 8 décembre 2025. Le président français Emmanuel Macron et son épouse Brigitte Macron attendent pour accueillir le premier ministre croate Andrej Plenkovic et son épouse Ana Maslac Plenkovic, à l'Élysée à Paris, le lundi 8 décembre 2025. (Thomas Padilla)

Des associations féministes réclament à Brigitte Macron, l’épouse du président français, des «excuses publiques» et une «condamnation claire» des violences sexistes et sexuelles après les propos de la première dame qui a traité des militantes féministes de «sales connes».

Mme Macron avait tenu ces propos dimanche en évoquant des féministes qui avaient interrompu un spectacle de l’humoriste Ary Abittan, accusé de viol mais ayant bénéficié d’un non-lieu, selon une vidéo publiée par l’hebdomadaire Public.

La séquence a été diffusée à la presse people à la suite d’une bourde de l’agence spécialisée Bestimage — dont la patronne est proche de Brigitte Macron — sans que le son ni les dialogues n’aient été vérifiés, selon des informations confirmées à l’AFP par Bestimage.

«Ces mots, prononcés par l’épouse du président de la République, ne sont pas un simple dérapage : ils révèlent le mépris profond des élites pour celles qui osent briser l’omerta sur les violences sexuelles», dénonce le collectif Grève féministe qui réunit une soixantaine d’associations, de syndicats et de fédérations dans un communiqué publié mardi soir.

Les propos de Brigitte Macron ont aussi fait réagir des figures engagées dans la lutte contre les violences sexuelles, comme les actrices Judith Godrèche qui a écrit sur Instagram : «moi aussi je suis une sale conne» et Marion Cotillard — «je suis une sale conne et fière de l’être».

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a défendu mercredi Brigitte Macron, affirmant que la première dame avait parlé avec «spontanéité» dans un cadre privé et appelant à la laisser «tranquille».