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Saab avance que les Gripen destinés à l'Ukraine pourraient être construits au Canada

«Cela a été discuté, proposé au Canada, par exemple, que, s’ils choisissaient le Gripen et souhaitaient une production au Canada, cela pourrait être un site d’où envoyer des Gripen en Ukraine.»

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La réplique d'un avion Gripen de Saab lors du salon de la défense Cansec, à Ottawa, le 28 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Justin Tang La réplique d'un avion Gripen de Saab lors du salon de la défense Cansec, à Ottawa, le 28 mai 2026. LA PRESSE CANADIENNE/Justin Tang (Justin Tang)

L’entreprise suédoise de défense Saab a indiqué que si Ottawa décidait d’acheter ses avions de chasse Gripen E, le Canada pourrait se retrouver à fabriquer certains de ceux destinés à l’armée de l’air ukrainienne.

Saab a précisé que jusqu’à 20 de ses avions Gripen seraient construits pour l’Ukraine dans le cadre d’un accord de prêt de soutien de l’Union européenne et que la Suède fera don de 16 Gripen de modèle plus ancien à ce pays déchiré par la guerre.

Le directeur général adjoint de Saab, Andres Carp, a déclaré à La Presse Canadienne que le Canada pourrait devenir un site de production et d’exportation et livrer des Gripen à l’Ukraine si le gouvernement fédéral décidait d’investir dans ce produit.

«Cela a été discuté, proposé au Canada, par exemple, que, s’ils choisissaient le Gripen et souhaitaient une production au Canada, cela pourrait être un site d’où envoyer des Gripen en Ukraine», a-t-il expliqué.

M. Carp a fait ces commentaires lors du salon Cansec à Ottawa, debout devant une réplique du Gripen E de l’entreprise, dans le stationnement du centre des congrès.

La construction d’un Gripen peut prendre environ 36 mois.

Le gouvernement libéral du premier ministre Mark Carney examine depuis plus d’un an s’il convient de donner suite à une commande complète de 88 avions de combat F-35.

M. Carp a précisé qu’Ottawa n’a donné à Saab aucun délai pour la conclusion de cet examen.

«Nous sommes patients. Nous comprenons qu’il s’agit d’une question très complexe», a souligné M. Carp.

M. Carney a lancé l’examen politique de l’acquisition des F-35 en mars de l’année dernière, peu après que le président américain Donald Trump a déclenché sa guerre commerciale avec le Canada.

Le premier ministre a annoncé mercredi que le Canada entamait des négociations avec Saab en vue d’acquérir une flotte de nouveaux avions de surveillance.

Mais le gouvernement Carney a affirmé que le choix de se tourner vers le GlobalEye de Saab n’influencera pas la décision du gouvernement concernant l’examen des avions de chasse.

Le ministre de la Défense, David McGuinty, a indiqué mercredi qu’Ottawa «prendra le temps nécessaire pour faire les choses correctement».

Le Canada a déjà versé un acompte pour 16 F-35 et commencera à tester le premier d’entre eux l’année prochaine.

La société américaine Lockheed Martin, qui fabrique le F-35, a mis en avant lors du salon ses retombées économiques et ses partenariats au Canada, affirmant qu’elle soutient quelque 4500 emplois à travers le pays.

Kyle Duggan

Kyle Duggan

Journaliste