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Rubio dément que les États-Unis poussent Cuba à destituer son président

Le New York Times a rapporté que des responsables de l’administration Trump avaient demandé à Cuba d’évincer le chef de l’État.

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Le secrétaire d'État Marco Rubio répond à une question sur Cuba lors d'une rencontre entre le président Donald Trump et le Premier ministre irlandais Micheál Martin dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le jour de la Saint-Patrick, mardi 17 mars 2026, à Washington. Le secrétaire d'État Marco Rubio répond à une question sur Cuba lors d'une rencontre entre le président Donald Trump et le Premier ministre irlandais Micheál Martin dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le jour de la Saint-Patrick, mardi 17 mars 2026, à Washington. (Alex Brandon)

Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a démenti mardi un article du New York Times selon lequel des responsables américains ont exhorté Cuba à destituer son président, Miguel Diaz-Canel.

Dans un message publié dans la nuit de mardi à mercredi sur X, M. Rubio a jugé l’article «faux», comme «beaucoup (d’autres) dans les médias» qui s’appuient selon lui sur des «charlatans et des menteurs se prétendant bien informés».

Le quotidien a rapporté lundi que des responsables de l’administration Trump avaient demandé à Cuba d’évincer le chef de l’État, perçu comme réfractaire au changement, sans pousser toutefois à un renversement complet du gouvernement communiste.

M. Rubio n’a pas précisé s’il contestait l’article dans son intégralité ou seulement certaines parties.

Selon le New York Times, des responsables américains considèrent M. Diaz-Canel comme un dirigeant intransigeant, réfractaire au changement, mais les États-Unis ne sont pas allés jusqu’à émettre un ultimatum pour exiger son départ.

Le chef de la diplomatie américaine a estimé mardi que les mesures annoncées la veille par le gouvernement permettant à la diaspora cubaine d’investir sur l’île et d’y détenir des entreprises privées étaient loin d’être «suffisantes».

«Est-ce qu’on va pouvoir se revoir?»: des Québécoises incapables de rejoindre leur conjoint cubain Deux Québécoises s’inquiètent pour leur conjoint depuis la suspension de tous les vols vers Cuba en raison de la pénurie de kérosène. Une pénurie d’eau, de médicaments et de nourriture frappe présentement le pays des Caraïbes, où le prix des aliments a explosé.

«Cuba a une économie qui ne fonctionne pas et le système politique et gouvernemental est incapable d’y remédier. Il leur faut donc opérer un changement radical», a déclaré à la Maison Blanche M. Rubio, qui est lui-même d’origine cubaine et fervent opposant au pouvoir communiste à La Havane, instauré par Fidel Castro à la suite de la révolution conclue en 1959.

«Ils parlent avec Marco, et nous allons très bientôt faire quelque chose concernant Cuba», a affirmé pour sa part le président Donald Trump.

Lundi, il avait dit «croire» qu’il «aura l’honneur de prendre Cuba», sans préciser exactement ce qu’il entendait par ce verbe.

Donald Trump avait déclaré dimanche que Cuba souhaitait conclure un accord avec les États-Unis.

Depuis mi-janvier, le président républicain assure que des pourparlers sont en cours avec Cuba, ce que l’île a fini par reconnaître vendredi après avoir nié pendant des semaines entretenir de tels contacts.

Cuba, qui vit sa pire crise économique depuis plus de trente ans, a vu sa situation s’aggraver depuis la capture du président vénézuélien Nicolas Maduro en janvier par les forces américaines et la fin des livraisons de pétrole que Caracas envoyait à son allié. Donald Trump menace également de représailles tout pays qui enverrait du pétrole à l’île des Caraïbes.