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Restrictions américaines pour les journalistes: la Chine menace de prendre des «contre-mesures»

«La Chine exige que les États-Unis annulent immédiatement leurs politiques discriminatoires à l’encontre des journalistes chinois.»

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La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, s'adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady de la Maison-Blanche, le jeudi 16 juillet 2026, à Washington. Photo AP La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, s'adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady de la Maison-Blanche, le jeudi 16 juillet 2026, à Washington. Photo AP (Julia Demaree Nikhinson)

La Chine a averti vendredi qu’elle pourrait prendre des «contre-mesures» après la décision américaine de limiter la durée de séjour des journalistes aux États-Unis, les ressortissants chinois étant soumis aux restrictions les plus strictes.

Selon ces nouvelles règles, qui doivent entrer en vigueur d’ici deux mois sauf blocage au Congrès, les journalistes étrangers seront limités à des séjours de 240 jours, soit environ huit mois, sur le territoire américain, tout en pouvant solliciter des renouvellements pour des périodes identiques.

Les journalistes chinois seront quant à eux soumis à un cadre particulièrement restrictif, avec des visas limités à 90 jours et des prolongations de la même durée.

«La Chine s’oppose fermement aux actions discriminatoires des États-Unis visant des pays spécifiques», a déclaré un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

«La Chine exige que les États-Unis annulent immédiatement leurs politiques discriminatoires à l’encontre des journalistes chinois», a poursuivi Lin Jian lors d’un point-presse régulier, ajoutant, sans plus de détails: «la Chine se réserve le droit de prendre des contre-mesures réciproques».

Cette mesure, qui va affecter les journalistes accrédités pour des centaines de médias étrangers aux États-Unis, avait été proposée dès l’an dernier par le gouvernement américain, ce qui avait ouvert une phase de consultations.

Ces nouvelles restrictions sur les visas constituent une nouvelle étape dans la politique migratoire très restrictive du président américain Donald Trump.

Depuis son retour au pouvoir, son gouvernement a expulsé massivement des immigrés illégaux et imposé une série de restrictions parfois draconiennes à l’entrée légale des ressortissants étrangers.

Les organisations de défense de la liberté de la presse ont vivement critiqué ces nouvelles règles, Reporters sans frontières (RSF) se disant jeudi «indignée».