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Record de visiteurs étrangers au Japon en mars pour les cerisiers en fleur

Environ 3,62 millions de visiteurs étrangers se sont rendus le mois dernier dans l’archipel.

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Des visiteurs étrangers et japonais arrivent à l'entrée du parc Arakurayama Sengen, le mercredi 8 avril 2026, à Fujiyoshida, dans la préfecture de Yamanashi, à l'ouest de Tokyo. Des visiteurs étrangers et japonais arrivent à l'entrée du parc Arakurayama Sengen, le mercredi 8 avril 2026, à Fujiyoshida, dans la préfecture de Yamanashi, à l'ouest de Tokyo. (Eugene Hoshiko)

Le Japon, en pleine saison des cerisiers en fleur, a attiré en mars un nombre record de visiteurs étrangers, selon des chiffres publiés mercredi, en dépit du plongeon des voyageurs chinois et du conflit au Moyen-Orient.

Environ 3,62 millions de visiteurs étrangers se sont rendus le mois dernier dans l’archipel, une hausse de 3,5% sur un an, et un nombre record pour un mois de mars, selon l’Agence japonaise du tourisme.

Cet afflux a été stimulé par «le début de la saison des cerisiers en fleurs (sakura) vers la fin du mois de mars, ainsi que par des vacances scolaires coïncidant avec Pâques» début avril, a indiqué l’organisation.

Les minuscules pétales blancs et roses des fleurs de cerisier annoncent l’arrivée du printemps au Japon, leur pleine floraison marquant une période de festivités en plein air, animées et joyeuses.

La Corée du Sud a fourni en mars le principal contingent de visiteurs (795 600), en hausse de 15% sur un an, suivie par Taïwan (653 300, +25%), Hong Kong et la Thaïlande.

Le Japon a accueilli quelque 40 300 visiteurs français, une progression de 10,5% . Les nombres de voyageurs allemands (+22%), mexicains (+70%), américains (+9,7%) et indiens (+25,6%) se sont envolés.

Décrue continue des visiteurs chinois

À l’inverse, le nombre de visiteurs chinois, qui constituaient jusqu’à récemment la principale source de touristes étrangers, a de nouveau dégringolé de 56% sur un an en mars, pour tomber à 291 600 voyageurs. Sur l’ensemble du premier trimestre 2026, l’effondrement est de 55%.

Ces chiffres reflètent la détérioration des relations bilatérales depuis que la première ministre japonaise Sanae Takaichi a suggéré en novembre que Tokyo pourrait intervenir militairement si la Chine attaquait Taïwan, île dont Pékin revendique la souveraineté.

Ces déclarations ont provoqué la colère de Pékin, qui a déconseillé à ses ressortissants de se rendre au Japon en raison de «risques importants» pour leur sécurité.

Et conséquence du conflit entre l’Iran et les États-Unis, le nombre de visiteurs originaires du Moyen-Orient a fondu de 30,6% en mars.

Au-delà de l’attractivité du pays via la culture, la nourriture et les paysages, dont le mont Fuji, l’affluence au Japon s’explique aussi par l’affaiblissement du yen, qui rend la destination meilleur marché.

Le Japon a accueilli l’an dernier un nouveau nombre record de visiteurs étrangers, pour la première fois supérieur à 40 millions.

Le gouvernement japonais s’est fixé pour objectif d’atteindre les 60 millions par an d’ici 2030 — au risque d’attiser dans les sites les plus fréquentés de l’archipel le «surtourisme».