Le maire de Windsor, Drew Dilkens, affirme qu’il ne souhaite pas que le Canada accepte un mauvais accord commercial dans le seul but d’ouvrir le pont international Gordie Howe.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Selon les responsables du pont, l’ouverture du nouveau pont est prévue pour le «printemps 2026».
Le président américain Donald Trump et des responsables politiques canadiens de haut rang ont indiqué que ce sont les renégociations commerciales qui empêchent l’ouverture du pont.
«Nous avons respecté notre part du marché, et maintenant, utiliser cela comme un moyen de pression et prendre ce pont en otage est tout simplement une honte», a dit M. Dilkens mardi lors d’une interview avec Meg Roberts sur AM800 CKLW.
En février, M. Trump a publié sur les réseaux sociaux qu’il n’autoriserait pas l’ouverture du pont à moins que les États-Unis ne soient «pleinement dédommagés pour tout ce que nous leur avons donné (au Canada)».
Le message faisait référence au régime de gestion de l’offre de l’industrie laitière canadienne et à la décision de l’Ontario de retirer les alcools américains des rayons de la LCBO.
«Les citoyens des États-Unis l’ont élu pour être leur président», a explique M. Dilkens. «Nous devons composer avec lui pendant les deux ans et demi à venir.»
Cependant, M. Dilkens a encouragé les décideurs canadiens à ne pas se rendre à la Maison-Blanche «les mains liées» et à ne pas accepter un mauvais accord commercial simplement pour inciter Trump à autoriser l’ouverture du pont.
«Si cela signifie que notre pays doit accepter un mauvais accord pour satisfaire le président des États-Unis, j’attendrais qu’un bon accord se présente, car nous disposons d’un important pouvoir de négociation dans ce pays», a expliqué M. Dilkens.
«Et plus il (Trump) reste en Iran, plus le pétrole canadien prend de l’importance.»
Le 14 mai, le ministre fédéral de l’Agence de développement économique du Sud de l’Ontario, Evan Solomon, a admis que les négociations commerciales en cours avec les États-Unis constituaient un facteur influant sur l’ouverture du pont international Gordie Howe.
«Nous menons un dialogue productif avec les États-Unis, mais il y a beaucoup de facteurs», a-t-il dit. «Le pont est un facteur, le commerce — de nombreux secteurs sont touchés.»
Le pont international Gordie Howe a reçu un permis présidentiel en 2013 de l’ancien président Barack Obama.
L’ancien gouverneur du Michigan, Rick Snyder, a déclaré à CTV News que c’était l’un des deux autres moyens dont disposait Trump pour retarder l’ouverture du pont.
«Il y a l’autorisation présidentielle. Je ne sais pas dans quelle mesure elle serait révocable ou non», a dit M. Snyder, soulignant qu’elle est nécessaire pour tout passage aux États-Unis.
«L’autre facteur concerne la dotation en personnel du poste douanier. Le poste douanier est construit ; c’est une installation incroyable, tout comme celle du Canada. Mais s’il n’y a personne pour y travailler, cela poserait un problème», a expliqué M. Snyder.
CTV News a contacté le Service des douanes et de la protection des frontières pour savoir quand les agents ont emménagé dans le bâtiment du point d’entrée de Détroit et si du personnel y travaille actuellement.
Les agents de l’Agence des services frontaliers du Canada ont emménagé dans leurs locaux au pont Gordie Howe en septembre 2025.
