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Quatre morts lors d'une frappe américaine contre un bateau dans les Caraïbes

Cette dernière attaque porte à au moins 227 le nombre de personnes tuées lors de frappes menées par l’armée américaine.

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Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, s’exprime lors d’un forum de la Coalition des Amériques contre les cartels à Panama City, le mercredi 12 août 2026. Photo AP Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, s’exprime lors d’un forum de la Coalition des Amériques contre les cartels à Panama City, le mercredi 12 août 2026. Photo AP (Matias Delacroix)

L’armée américaine a attaqué mardi, en mer des Caraïbes, un bateau soupçonné d’être utilisé pour le trafic de drogue, tuant quatre personnes, alors que l’administration Trump poursuit sa campagne, engagée depuis plusieurs mois, contre des trafiquants présumés en Amérique latine.

Cette dernière attaque porte à au moins 227 le nombre de personnes tuées lors de frappes menées par l’armée américaine contre des bateaux, au cours de 68 frappes depuis que l’administration Trump a commencé, il y a près d’un an, à cibler ceux qu’elle qualifie de «narcoterroristes».

Comme dans la plupart des communiqués de l’armée concernant les frappes menées dans l’est de l’océan Pacifique et dans la mer des Caraïbes, le Commandement Sud des États-Unis a déclaré avoir ciblé les trafiquants de drogue présumés le long de routes de contrebande connues.

L’armée n’a fourni aucune preuve indiquant que le navire transportait de la drogue. Une vidéo publiée sur X montrait l’image de ce qui semblait être un bateau en mouvement, suivi d’un éclair.

La frappe de mardi est survenue deux jours seulement après que l’armée américaine a mené une frappe contre un navire dans l’est de l’océan Pacifique, tuant deux personnes accusées de trafic de drogue.

Cette opération faisait suite à une pause de plus de deux mois dans la campagne américaine contre les trafiquants présumés.

L’administration Trump cherche à conclure des accords avec des pays alliés afin d’étendre son offensive à plusieurs pays d’Amérique latine.

Le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a mentionné lors d’une visite au Panama ce mois-ci que la Colombie, le Guatemala et le Honduras avaient accepté d’autoriser les États-Unis à mener des opérations militaires conjointes contre des groupes criminels sur leur territoire.

Le Guatemala a nié avoir conclu un tel accord. L’Équateur a lancé des missions similaires avec les États-Unis en mars.

Le président Donald Trump a souligné que les États-Unis étaient en «conflit armé» avec les cartels d’Amérique latine et a justifié ces attaques comme une escalade nécessaire pour endiguer le flux de drogue vers les États-Unis et les surdoses mortelles qui coûtent la vie à des Américains.

Son administration n’a cependant fourni que peu de preuves à l’appui de ses affirmations selon lesquelles des trafiquants auraient été tués.