Plusieurs pays, dont les États-Unis, ont mis en garde vendredi contre les informaticiens nord-coréens qui se mettent au service d’entreprises étrangères sous une fausse identité, aident à financer le régime et son programme nucléaire et participent à des cyberattaques.
Cet avis, cosigné par dix pays dont tous les membres du G7, fait écho à une première alerte lancée en août 2025 par les États-Unis, le Japon et la Corée du Sud.
«La Corée du Nord s’appuie sur un réseau d’informaticiens qualifiés, déployés en Corée du Nord et à l’étranger, qui se présentent sous une fausse identité et reçoivent des revenus qui financent le programme nucléaire nord-coréen illégal et ses missiles balistiques», affirme le groupe.
Ces travailleurs nord-coréens «possèdent souvent des qualifications élevées dans le domaine informatique» et proposent du télétravail à des sociétés de services et des plateformes internet, en passant régulièrement par des intermédiaires.
Outre le fait qu’ils rapatrient tout ou partie de leur salaire au profit du gouvernement nord-coréen, «ils présentent une menace pour ces sociétés», car ils se livrent souvent à du piratage informatique en exfiltrant des données ou en volant des cryptomonnaies, selon l’avis.
