Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a une nouvelle fois alerté mardi sur les tentatives d’ingérences visant l’élection présidentielle française de 2027 et cité le multimilliardaire américain Elon Musk parmi les acteurs pesant sur les débats démocratiques en Europe.
À l’approche du scrutin de 2027, «les adversaires de la démocratie donnent tout pour nous déstabiliser», a-t-il accusé, dans le discours de clôture d’une conférence de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) consacrée à l’instauration de la confiance et au renforcement de la démocratie.
«Ils exploitent nos divisions, instrumentalisent l’immigration, la laïcité ou encore le conflit israélo-palestinien pour attiser les haines et les tensions», a-t-il ajouté, précisant que «cela a déjà été largement documenté».
Le ministre a notamment évoqué une entreprise israélienne ayant créé de faux comptes français «pour mettre en scène des affrontements artificiels sur la question palestinienne», «des campagnes de harcèlement massif en ligne par Elon Musk contre des dirigeants européens, pour peser sur les débats nationaux en exploitant la viralité de son réseau social» ou encore «des campagnes insidieuses suggérant que la prochaine élection présidentielle française sera truquée».
Il a en outre dénoncé l’exploitation des manifestations lycéennes en France «par des récits hostiles venus de Russie et de Chine, en passant par l’Iran et la communauté Maga» composée des soutiens à Donald Trump.
La semaine dernière, le président américain Donald Trump avait affirmé sur sa plateforme Truth Social que «ce qui se passe en France n’est rien d’autre qu’une immigration de masse hors de contrôle. Il ne s’agit pas des écoles, il s’agit de l’islam qui veut s’emparer d’un pays autrefois grand!».
«Nous les voyons, nous les dénonçons et nous y répondons» avec intransigeance, a assuré le ministre. «Nous ne tolérons aucune ingérence étrangère, d’où qu’elle vienne. C’est une question de souveraineté».
