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Présidentielle au Brésil: Lula défie Trump sur un air de Bad Bunny

«Ils veulent prendre le fleuve, et la plage aussi, ils veulent les terres rares.»

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Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, candidat à sa réélection, salue ses partisans lors d'un meeting électoral à São Paulo, au Brésil, samedi 26 septembre 2026. Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, candidat à sa réélection, salue ses partisans lors d'un meeting électoral à São Paulo, au Brésil, samedi 26 septembre 2026. (Allison Sales/AP Photo/Allison Sales)

Bad Bunny fait danser le monde, il inspire aussi Lula: le président brésilien, candidat à sa réélection dimanche, défend la souveraineté de son pays face aux États-Unis sur un air de la vedette portoricaine, critique de Donald Trump.

«Ils veulent prendre le fleuve, et la plage aussi, ils veulent les terres rares»: Luiz Inacio Lula da Silva a publié sur les réseaux sociaux une libre adaptation de Lo que le pasó a Hawaii, un tube du chanteur.

Avec quelque sept millions de vues, la vidéo appelle à «ne pas lâcher le drapeau» brésilien.

Le président américain et son administration exercent de fortes pressions sur le plus grand pays d’Amérique latine, à coup de droits de douane et de mesures diplomatiques.

Donald Trump est un allié de l’ex-président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro. Le fils aîné de ce dernier, Flavio, est le principal rival du président de gauche au premier tour de la présidentielle prévu le 4 octobre.

Dans la vidéo apparaît un montage montrant le président américain tenant en laisse le candidat de droite. À la fin, on entend Lula disant de sa voix rauque : «Le Brésil n’a qu’un seul maître, le peuple brésilien».

Bad Bunny avait interprété la chanson originale, qui parle de la perte de territoire et d’identité culturelle, dans son spectacle de la mi-temps du Super Bowl en février.

Célébration de Porto Rico et de l’Amérique latine, le concert avait ulcéré Donald Trump, qui avait dénoncé un «affront à la grandeur de l’Amérique».

Une source du Parti des travailleurs de Lula a déclaré à l’AFP qu’il n’y avait pas eu de cession des droits de ce morceau de la part de Bad Bunny.

Le service de presse de la popstar n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.

«Bad Bunny est un artiste qui reconnaît notre valeur, il a été sur la plus grande scène du monde pour réaffirmer que nous sommes tous l’Amérique», a commenté Warlen Pereira, comptable de 30 ans, lors d’un déplacement de campagne de Lula à Sao Paulo.

La semaine dernière, le président brésilien a lancé, devant l’Assemblée générale de l’ONU, que le Brésil «n’est dans l’arrière-cour de personne». Il a plusieurs fois appelé Donald Trump à «ne pas se mêler» des élections au Brésil.