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Près de 300 000 Népalais menacés par les crues catastrophiques, selon une étude

«Les risques augmentent à la mesure du retrait des glaciers, de la formation des lacs glaciaires et du gel du pergélisol.»

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Qu'est-ce qui cause les crues soudaines? Les changements climatiques pourraient avoir joué un rôle dans les inondations au Népal et dans le Grand Canyon. Mais qu'est-ce qui cause les crues soudaines? La réponse avec Alex Verville.

Près de 300 000 Népalais vivent dans des zones qui les mettent sous la menace d’inondations catastrophiques similaires à celle qui a dévasté l’extrême nord du pays, faisant plus de 1500 morts et 5000 disparus, selon une étude à paraître jeudi.

Le 26 août, l’effondrement d’un glacier et d’un pan d’une montagne ont créé une gigantesque vague d’eau glacée, de boue et de roches qui a dévasté plusieurs vallées, détruisant villages, ponts, routes et barrages hydroélectriques sur plusieurs dizaines de kilomètres en aval.

Le désastre a été largement attribué par les experts et les autorités népalaises au changement climatique, qui accélère la fonte des glaciers et déstabilise la chaîne de l’Himalaya.

Les auteurs de l’étude publiée dans Scientific Reports ont passé en revue les rives des cours d’eau situées jusqu’à 50 km en aval des 1361 lacs du pays ou de l’autre coté de ses frontières immédiates avec la Chine et l’Inde.

Leurs travaux ont permis de recenser 293 000 personnes habitant à moins de 50 m au-dessus du niveau normal des eaux, et que le nombre de bâtiments construits dans cette zone inondable avait augmenté de 46% entre 2016 et 2023.

«Nos résultats démontrent l’augmentation rapide de l’exposition de ces secteurs» aux crues», a expliqué à l’AFP le principal auteur de cette étude, C. Scott Watson, de l’université britannique de Leeds.

«Les risques augmentent à la mesure du retrait des glaciers, de la formation des lacs glaciaires et du gel du pergélisol», à partir du sol qui reste gelée toute l’année, a-t-il ajouté.

Crue dévastatrice au Népal: le bilan continue de s'alourdir Les dégâts sont considérable au lendemain d'un torrent dévastateur qui a balayé le Népal, près de la frontière avec le Tibet.  Des opérations de recherche se poursuivent alors que le bilan des victimes s'alourdit.

Le chercheur a rappelé que l’an dernier, la rupture d’un petit lac glaciaire avait ainsi causé des victimes et des dégâts significatifs dans la même vallée que celle qui a été balayée par la crue meurtrière de la fin août.

«La prochaine étape de notre travail consiste à développer des cartes détaillées des zone à risques qui, espérons-le, seront utiles pour règlementer l’occupation des sols, développer les infrastructures et mettre en place des systèmes d’alerte», a ajouté C. Scott Watson.

Le gouvernement népalais a évalué à 4,78 milliards de dollars le coût de la reconstruction.

Le premier ministre Balendra Shah a estimé le mois dernier devant l’ONU que la crue catastrophique du 26 août constituait un «avertissement adressé au monde entier» des dangers du changement climatique.