La Guinée-Bissau connaît sa première épidémie de mpox, dont des cas suspects touchent aujourd’hui principalement des enfants de moins de 15 ans, a annoncé jeudi le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).
«C’est la première fois que des cas de mpox sont signalés en Guinée-Bissau, faisant d’une petite épidémie un événement majeur de santé publique», a déclaré la représentante adjointe de l’UNICEF en Guinée-Bissau, Sandra Martins, dans un communiqué.
«Le système de surveillance sanitaire du pays restant extrêmement fragile, nous faisons face au risque que des cas ne soient pas détectés, en particulier chez les enfants les plus vulnérables à des complications graves», a-t-elle relevé.
A la date du 17 août, la Guinée-Bissau a signalé sept cas confirmés de Mpox, tous chez des adultes, a précisé l’UNICEF.
Six des cas confirmés se trouvent dans le secteur autonome de Bissau, et un est dans la région de Biombo (dans l’ouest du pays). Aucun décès n’a été signalé à ce jour, ajoute le communiqué.
Mais sur 46 cas suspects signalés, «23 concernent des enfants de moins de 15 ans» dont «seize ont entre 0 et 4 ans», souligne l’UNICEF.
Cette situation «suscite des inquiétudes pour leur santé compte tenu du risque accru de complications liées au virus chez les jeunes enfants», ajoute l’organisation.
«La réouverture des écoles en septembre renforce encore ces inquiétudes, compte tenu du potentiel d’augmentation de la transmission chez les enfants» pendant cette période, souligne l’UNICEF.
Le mpox, appelé auparavant variole du singe, se manifeste principalement par une forte fièvre et l’apparition de lésions cutanées, dites vésicules.
Si la maladie continue de circuler, elle n’est plus une «urgence de santé publique» en Afrique, s’est félicitée fin janvier l’agence de santé de l’Union africaine (UA), pointant la baisse des cas et des décès sur le continent.
En septembre 2025, l’OMS avait aussi annoncé que le mpox n’était plus une urgence de santé internationale.
