Le président russe Vladimir Poutine a reçu mardi au Kremlin son homologue birman Min Aung Hlaing, qui se rendait à Moscou pour la première fois depuis son investiture en avril, afin de consolider des liens économiques et sécuritaires.
La Russie est l’un des rares pays à avoir soutenu la Birmanie après le coup d’État militaire de 2021 qui a renversé le pouvoir démocratiquement élu alors en place et déclenché une guerre civile, responsable selon les estimations de plus de 100 000 morts.
Min Aung Hlaing, l’ex-chef de la junte, est allé dans la capitale russe plusieurs fois depuis ce putsch. Mais il s’agit de sa première visite depuis qu’il est devenu en avril le président de la Birmanie à la faveur d’élections qualifiées de simulacre par les pays occidentaux et des ONG.
Les relations entre la Russie et la Birmanie «n’ont cessé de se renforcer au fil du temps et ont atteint ces dernières années un niveau de confiance tout particulier», s’est félicité Vladimir Poutine.
Le chef de l’État russe, dont le pays est engagé dans une offensive de vaste ampleur en Ukraine depuis quatre ans et demi, a notamment cité leur partenariat dans les domaines économiques et de la sécurité.
Min Aung Hlaing a lui aussi salué des liens «qui se développent rapidement».
«Grâce au soutien de la Russie, et à votre soutien personnel, nous avons obtenu de nombreux résultats sur la scène internationale», a-t-il dit.
«La Birmanie est un partenaire fiable pour la Russie en Asie du Sud-Est», a-t-il assuré, se réjouissant que Moscou ait de son côté «toujours soutenu» son pays.
Au cours d’une autre réunion, le premier ministre russe Mikhaïl Michoustine a affirmé que la Russie poursuivait la mise en œuvre d’«accords relatifs à la construction d’une centrale nucléaire de petite capacité en Birmanie».
Les deux pays ont signé en février un accord de coopération militaire d’une durée de cinq ans, sur lequel peu de détails sont connus.
L’armée birmane utilise des avions de combat de fabrication russe contre des factions rebelles et a été accusée par l’ONU de prendre pour cible des civils.
