Vladimir Poutine a fustigé jeudi les pays s’opposant au retour de la Russie dans le sport international, après que des équipes européennes ont annoncé qu’elles refuseraient d’affronter la Russie aux championnats du monde de hockey sur glace, en raison de la guerre en Ukraine.
Vladimir Poutine a souligné que le Comité international olympique (CIO), des fédérations sportives et le tribunal arbitral du sport (TAS) avaient pris des décisions en faveur de la réintégration des athlètes russes, mais que «des pays (…) continuent d’appliquer des restrictions qui sont politiques plutôt que juridiques».
«C’est une violation flagrante du droit et des décisions de justice et donc des institutions démocratiques elles-mêmes», a-t-il déclaré sans nommer directement les pays en question.
Le TAS a ordonné le 30 octobre la réintégration de la Russie aux championnats du monde de hockey sur glace dès cette saison, une décision regrettée par la Fédération internationale (IIHF) qui avait banni les sportifs russes de ses compétitions depuis le début de l’offensive russe contre l’Ukraine en 2022.
Depuis l’annonce de la décision du TAS, la Finlande, la Norvège, la Suède et le Danemark, ainsi que la République tchèque, ont déclaré refuser d’affronter la Russie lors des prochains championnats du monde, qui se tiennent en Allemagne en mai.
Le premier ministre canadien Mark Carney a quant à lui assuré mardi qu’il ne permettrait pas à la Russie et au Bélarus de participer au Mondial juniors de hockey sur glace qui se tient au Canada dans quelques semaines.
Après la levée en juillet de la suspension du Comité olympique russe (ROC) par le CIO, et des décisions favorables de plusieurs fédérations internationales, 13 athlètes russes participent aux Jeux de la Jeunesse 2026 au Sénégal qui se tiennent jusqu’au 13 novembre.
Il s’agit de la première compétition olympique où ils peuvent concourir avec les couleurs, le drapeau et l’hymne russes (en cas de victoire), depuis 2022.
