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Plus d’un million de musulmans entament le grand pèlerinage à la Mecque

Cela coïncide avec une potentielle percée dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran pour trouver un accord de paix.

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Des pèlerins musulmans font le tour de la Kaaba, le lieu le plus sacré de l'islam, à la Grande Mosquée, lors du pèlerinage annuel du Hadj à La Mecque, en Arabie saoudite, le dimanche 24 mai 2026. Photo AP Des pèlerins musulmans font le tour de la Kaaba, le lieu le plus sacré de l'islam, à la Grande Mosquée, lors du pèlerinage annuel du Hadj à La Mecque, en Arabie saoudite, le dimanche 24 mai 2026. Photo AP (Altaf Qadri/AP Photo/Altaf Qadri)

Quelque 1,5 million de musulmans ont commencé lundi à suivre le rituel ancestral du hajj, grand pèlerinage musulman à La Mecque, en pleines tractations diplomatiques pour un règlement durable du conflit au Moyen-Orient.

Réunis dans la ville la plus sainte de l’islam, sous des températures qui ont atteint jusqu’à 45°C dans la journée, les pèlerins vêtus de blanc ont accompli le rite du «tawaf» qui consiste à tourner autour de la Kaaba, la structure cubique noire vers laquelle les musulmans du monde entier se tournent pour prier, au cœur de la grande mosquée.

Plus tard, alors qu’ils affluaient sous une chaleur étouffante vers la vaste cité de tentes de Mina, les autorités saoudiennes les ont de nouveau appelés à utiliser des parapluies et limiter leur exposition au soleil pour éviter les coups de chaleur.

Cette année, le début du hajj coïncide avec une intensification des négociations entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit régional qui a affecté les pays du Golfe, visés pendant des semaines par des drones et missiles iraniens, en représailles à l’attaque israélo-américaine du 28 février contre Téhéran.

Iran: Trump affirme que les États-Unis saisiront et détruiront l'uranium enrichi iranien Les États-Unis devront s'assurer que l'Iran ne possède pas d'arme nucléaire sans qu'il ils devront prendre des mesures radicales, a affirmé le président Donald Trump aux journalistes jeudi, ajoutant que son pays saisirait et détruirait l'uranium enrichi iranien.

Donald Trump a affirmé lundi que des pays à majorité musulmane, dont l’Arabie saoudite, «devraient être obligés» de normaliser leurs relations avec Israël dans le cadre d’un accord de paix, injectant une nouvelle dose d’incertitude dans les négociations.

Mais Ryad tient à maintenir la politique à l’écart du pèlerinage, où se trouvent des milliers de fidèles iraniens.

Malgré le conflit et les incertitudes quant à une reprise du conflit, le pèlerinage a attiré plus de visiteurs que l’an passé, d’après les autorités saoudiennes.

Et si ceux déjà sur place se réjouissent de pouvoir observer l’un des cinq piliers de l’islam, le royaume est sur le qui-vive.

«Les forces de défense aérienne sont chargées de protéger le ciel au-dessus des lieux saints et de faire face à toute menace aérienne, garantissant la sécurité et la tranquillité d’esprit des invités», a déclaré le ministère de la Défense sur les réseaux sociaux, montrant dans une vidéo les moyens déployés en périphérie de La Mecque.

Milliards de dollars

L’espoir d’un retour à la paix est partagé par les pèlerins interrogés par l’AFP.

«Le conflit en Iran a affecté le monde entier. Personne ne veut de guerres», lance Mohammed Chahada, un Égyptien quinquagénaire, qui sort de la grande mosquée avec la foule des fidèles.

Ce pèlerinage, l’un des plus grands rassemblements religieux au monde, est censé être accompli par tout musulman au moins une fois dans sa vie s’il en a les moyens.

Il déroule une série de rites codifiés sur plusieurs jours au cœur de La Mecque et dans ses environs.

Avant de rejoindre la ville sainte, les pèlerins doivent d’abord entrer dans un état de pureté, appelé ihram, qui exige une tenue et un comportement appropriés.

Un groupe de pèlerins musulmans discute des rituels consistant à faire le tour de la Kaaba, le lieu le plus sacré de l'islam, à la Grande Mosquée, lors du pèlerinage annuel du Hadj à La Mecque, en Arabie saoudite, le dimanche 24 mai 2026. Un groupe de pèlerins musulmans discute des rituels consistant à faire le tour de la Kaaba, le lieu le plus sacré de l'islam, à la Grande Mosquée, lors du pèlerinage annuel du Hadj à La Mecque, en Arabie saoudite, le dimanche 24 mai 2026. (Altaf Qadri/AP Photo/Altaf Qadri)

Les hommes portent un vêtement blanc sans couture qui souligne l’unité entre les croyants, indépendamment de leur statut social ou de leur nationalité. Les femmes sont vêtues de robes amples, la plupart blanches, ne laissant apparaître que leur visage et leurs mains.

Après avoir fait sept fois le tour de la Kaaba, les pèlerins passent la nuit dans des tentes climatisées à Mina avant de se rendre jeudi, pour l’étape centrale du hajj, au mont Arafat, une colline située à une vingtaine de kilomètres de La Mecque, où le prophète Mahomet aurait prononcé son dernier sermon.

L’Arabie saoudite, qui abrite les sanctuaires les plus sacrés de l’islam à La Mecque et à Médine, encaisse des milliards de dollars chaque année grâce au hajj et à la Omra, le petit pèlerinage entrepris à d’autres moments de l’année.