International

Plus de 280 arrestations pour des incendies criminels en Grèce depuis le début de 2026

La Grèce reste en alerte maximale mercredi et plusieurs régions sont toujours classées en risque très élevé d’incendie.

Mis à jour le 

Publié le 

Une maison et un bateau, détruits par un incendie de forêt, sont visibles à Porto Germeno, au nord-ouest d'Athènes, en Grèce, le lundi 3 août 2026. Une maison et un bateau, détruits par un incendie de forêt, sont visibles à Porto Germeno, au nord-ouest d'Athènes, en Grèce, le lundi 3 août 2026. (Petros Giannakouris/AP Photo/Petros Giannakouris)

Plus de 280 personnes ont été arrêtées depuis le début de l’année en Grèce en lien avec des incendies criminels, a indiqué mercredi un porte-parole des pompiers, Yannis Artopios.

Au total, «281 arrestations ont été effectuées, dont 252 (89,68%) pour incendie déclenché par négligence et 29 (10,32%) pour départ de feu volontaire», a déclaré M. Artopios, sur la chaîne de télévision publique ERT.

Mercredi matin, un homme de 59 ans a été arrêté à Thessalonique, dans le nord de la Grèce, pour son implication dans plus de cinq incendies en deux semaines. Il doit être présenté au procureur dans la journée, selon ERT.

Un autre homme, âgé de 33 ans, a été interpellé mardi, dans la région d’Athènes, en Attique, pour avoir allumé un barbecue portable dans une zone boisée. Il a écopé d’une amende de 3 000 euros, selon les médias locaux.

Entre janvier et août 2024, 360 arrestations pour incendies criminels avaient eu lieu, mais seulement 12 personnes avaient été placées en détention provisoire, selon les pompiers grecs.

Sur la même période en 2025, 315 arrestations avaient été effectuées, et neuf personnes placées en détention provisoire, selon la même source.

Dans le même temps, 1525 amendes d’un montant total de 1,7 millions d’euros ont été infligées en 2024, et 779 amendes totalisant 970 000 euros en 2025.

Le gouvernement conservateur a décidé depuis 2024 de durcir les sanctions contre les auteurs d’incendies. Ils peuvent être condamnés à des peines allant jusqu’à 20 ans de prison et à une amende pouvant atteindre 200 000 euros.

Mercredi, la Grèce reste en alerte maximale et plusieurs régions sont toujours classées en risque très élevé d’incendie, soit le niveau 4 sur une échelle de 5.

Des pompiers s'approchent des flammes gigantesques qui s'élèvent sur le mont Kithairon, près de Porto Germeno, au nord-ouest d'Athènes, en Grèce, le 3 août 2026. Des pompiers s'approchent des flammes gigantesques qui s'élèvent sur le mont Kithairon, près de Porto Germeno, au nord-ouest d'Athènes, en Grèce, le 3 août 2026. (Petros Giannakouris/AP Photo/Petros Giannakouris)

Il y a dix jours au nord-ouest de la capitale grecque, près d’une station balnéaire, un incendie a détruit plus de 11 000 hectares de pinède, maquis et terres agricoles.

En raison de rafales de vent allant jusqu’à 130 km/h, ce feu n’a été circonscrit qu’au bout de cinq jours. Deux membres d’équipage d’un hélicoptère ont péri lors d’une collision avec un autre appareil, en luttant contre les flammes.

Sur la chaîne de télévision Skai, le ministre de la Crise climatique et de la Protection civile, Evangelos Tournas, a évoqué en début de semaine les difficultés de cette période d’été.

«Nous avons traversé dix jours difficiles, marqués par des vents violents et des conditions météorologiques très défavorables», a-t-il déclaré.

«Nous avons dû faire face à plus de 400 incendies durant cette période», a ajouté le ministre.

Des experts ont mis en garde contre la gravité des incendies ayant touché l’Attique, où se trouve Athènes, au cours de la dernière décennie: 42% de la superficie forestière totale de cette région a brûlé entre 2017 et 2026, du fait de 15 grands incendies.

Ce chiffre s’élève jusqu’à 64% pour les forêts de l’Attique occidentale, à l’ouest de la capitale.