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Plagiat à Cambridge: la vice-chancelière de l’université qualifie l’affaire d’«aberration»

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Le porteur de la flamme Jason Arday transporte la flamme olympique lors du relais de la flamme entre Sutton et Merton, à Londres, le 23 juillet 2012. Photo: LOCOG/PA via AP Le porteur de la flamme Jason Arday transporte la flamme olympique lors du relais de la flamme entre Sutton et Merton, à Londres, le 23 juillet 2012. Photo: LOCOG/PA via AP (Joe Giddens)

La vice-chancelière de l’université de Cambridge, Deborah Prentice, a qualifié jeudi «d’aberration» le cas d’un enseignant démissionnaire noir accusé de plagiat, promettant une enquête «indépendante» sur cette affaire qui entache la réputation de l’une des plus prestigieuses universités au monde.

Mme Prentice s’exprimait dans un message adressé mercredi à ses «collègues» et publié jeudi sur le site de l’institution. Cette lettre semble répondre à un récent courrier d’un groupe d’universitaires demandant une enquête indépendante sur la nomination de Jason Arday.

Ce professeur — devenu en 2023, à 37 ans, le plus jeune professeur noir de l’université — est accusé de plagiat dans sa thèse de doctorat et de mensonges sur son parcours, accusations qu’il conteste.

Il a annoncé la semaine dernière démissionner «avec effet immédiat» de son poste d’enseignant en sociologie de l’éducation et du Jesus College de Cambridge.

Dans la foulée, Cambridge — 4e université au monde selon le dernier classement annuel de Shanghai — a annoncé qu’elle allait revoir le processus de nomination de ses professeurs, en parallèle d’une enquête sur M. Arday lui-même pour «inconduite académique».

«Cette enquête devra être approfondie et transparente, et elle sera menée de manière indépendante par des universitaires expérimentés issus de Cambridge et d’autres institutions», écrit Mme Prentice dans son message, ajoutant qu’elle doit «commencer dès que possible».

La vice-chancelière, qui a pris ses fonctions en juillet 2023, a également évoqué l’instrumentalisation politique de cette affaire, illustration de la guerre culturelle qui agite de nombreuses universités, certains alimentant les soupçons sur les critères de recrutement de chercheurs issus de la diversité.

«Nous n’avons pas besoin d’attendre les conclusions d’une enquête pour affirmer clairement et avec force que nos collègues racisés sont hautement appréciés, pour la qualité de leurs travaux, leurs accomplissements et les contributions qu’ils apportent à l’institution et à la communauté académique au sens large», écrit-elle.

Et d’assurer que le cas de M. Arday est «une aberration» qui ne doit «en aucun cas servir à jeter le discrédit sur leur travail ni sur la légitimité» des enseignants issus de minorités ethniques.

L’affaire a fait la Une des médias britanniques et a été abondemment commentée par la presse anglo-saxonne.

M. Arday a annulé la tournée de promotion de ses mémoires, «Great and Unfortunate Things», sortis mardi aux États-Unis et attendus le 27 aout au Royaume-Uni.