Pékin a accusé jeudi Manille d’avoir «dressé de multiples obstacles» à sa participation à une réunion de l’ASEAN cette semaine aux Philippines, où la Chine n’a été représentée que par un attaché d’ambassade.
Alors que plusieurs pays, dont les États-Unis, le Japon et l’Australie, ont envoyé à Cebu (Philippines) leurs ministres de la Défense, la Chine a choisi de dépêcher l’attaché de défense de son ambassade à Manille.
«Les Philippines ont permis à certains responsables politiques d’utiliser leur fonction publique à des fins privées et a dressé de multiples obstacles pour entraver la participation de la Chine à la réunion élargie des ministres de la Défense de l’Association des nations de l’Asie du sud-est (ASEAN)», a déclaré un porte-parole du ministère chinois de la Défense lors d’une conférence de presse.
Interrogé sur les allégations de Pékin, le ministre philippin de la Défense a affirmé, lors d’une conférence de presse de l’ASEAN, que les autres membres du bloc régional ne partageaient pas cette position.
«C’est la position de la Chine, ce n’est pas la position de l’ASEAN», a déclaré Gilberto Teodoro aux journalistes. Les délégués chinois «ont eu l’occasion d’exposer leur position, qui n’est pas différente de ce qu’ils défendent déjà depuis un certain temps», a-t-il ajouté.
Le sommet de deux jours de l’ASEAN s’achève jeudi à Cebu.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a profité de cette rencontre pour proposer mercredi la création d’un cadre de défense entre les États-Unis et l’ASEAN qu’il a qualifié d’«ambitieux», alors que Washington cherche à renforcer ses partenariats dans la région.
Les Philippines, alliées des États-Unis, s’opposent depuis des années à Pékin au sujet de zones contestées en mer de Chine méridionale.
