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«Pays en faillite»: Trump annonce des discussions avec Cuba

«Cuba demande de l’aide et nous allons parler!!!»

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Vue de la rue San Lazaro à La Havane, à Cuba, mardi 21 mars 2023. (Photo AP) Vue de la rue San Lazaro à La Havane, à Cuba, mardi 21 mars 2023. (Photo AP) (Ramon Espinosa)

Donald Trump a annoncé mardi sur son réseau Truth Social des discussions avec Cuba, qu’il a qualifié «de pays en faillite», après avoir accru les sanctions contre l’île et menacé d’en «prendre le contrôle» militairement.

La Havane «ne va que dans une seule direction: vers le bas! Cuba demande de l’aide et nous allons parler!!!», a-t-il écrit.

Donald Trump avait annoncé début mai un durcissement des sanctions contre Cuba, où un défilé a été organisé à l’occasion du 1er-Mai pour «défendre la patrie» et dénoncer les menaces d’agression militaire américaine.

Le président américain estime que l’île communiste, située à 150 kilomètres des côtes de Floride, continue de représenter «une menace extraordinaire» pour la sécurité nationale des États-Unis.

Il avait aussi réitéré sa menace de «prendre le contrôle» de Cuba, suggérant qu’un porte-avions américain pourrait s’y arrêter «sur le chemin du retour d’Iran».

«Varadero nous attend»: un Québécois organise un vol nolisé vers Cuba «J’essaye de les aider du mieux que je peux. Ils ont de la misère à se nourrir.» Face à la suspension des vols vers Cuba, Christian Lemire en a eu assez et a décidé de venir en aide au peuple cubain en lançant un vol nolisé au départ de Montréal à destination de Varadero.

Outre l’embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington — qui ne cache pas son souhait de voir un changement de régime à La Havane — impose à l’île depuis janvier un blocus pétrolier, n’ayant autorisé depuis lors que l’arrivée d’un seul pétrolier russe.

Le président de Cuba, Miguel Diaz-Canel, avait pour sa part déclaré mi-avril que son pays était «prêt» à faire face à une agression militaire des États-Unis et réaffirmé le caractère «socialiste» de l’État cubain, à l’occasion du 65e anniversaire de la tentative d’invasion de la Baie des Cochons.

À la fin de son message, le président américain a écrit mardi: «En attendant, je pars pour la Chine !».

Le locataire de la Maison-Blanche s’envole mardi des États-Unis pour une visite de deux jours à Pékin avec le conflit au Moyen-Orient en toile de fond et de multiples sujets de friction, dont le commerce et Taïwan, qu’il entend aborder avec son hôte, le président Xi Jinping.