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Pas d’écran avant l’âge de 2 ans: le gouvernement britannique publie ses recommandations

«Élever des enfants à l’ère du numérique peut sembler un véritable défi.»

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Sur cette photo d'archive datée du 21 octobre 2011, un enfant joue avec un iPad dans sa chambre. Sur cette photo d'archive datée du 21 octobre 2011, un enfant joue avec un iPad dans sa chambre.

Pas d’écran avant l’âge de 2 ans, pas plus d’une heure par jour entre 2 et 5 ans: le gouvernement britannique publie vendredi ses recommandations officielles de temps d’écran pour les jeunes enfants.

Pour aider les parents à poser des limites et éviter les méfaits sur lesquels alertent nombre d’experts, les règles se veulent simples. Il est notamment conseillé d’éviter l’exposition des enfants de 2 à 5 ans aux écrans pendant les temps de repas ou avant le coucher, et de faire en sorte si possible qu’ils soient en compagnie d’un adulte, selon le document mis en ligne vendredi par le gouvernement sur le site officiel dédié à la petite enfance.

«Élever des enfants à l’ère du numérique peut sembler un véritable défi. Les écrans sont omniprésents et les conseils sont souvent contradictoires. Mon gouvernement ne laissera pas les parents affronter seuls ce combat», a déclaré le premier ministre travailliste Keir Starmer dans un communiqué.

Il doit se rendre vendredi matin dans une école du sud de Londres pour annoncer ces nouvelles recommandations.

Le temps d'écran chez les enfants a augmenté, prévient une étude Par Johanie Bilodeau | Le temps d'écran chez les enfants a considérablement augmenté selon l'étude récente «Grandir au Québec» de l'Institut de la statistique du Québec. L'exposition aux écrans chez les tout-petits va au-delà des normes de la Société canadienne de pédiatrie.

Elles sont issues des conclusions d’un rapport commandé par le gouvernement, qui souligne que les experts estiment que «passer de longues périodes devant les écrans peut nuire aux activités essentielles au développement, comme le sommeil, l’activité physique, les jeux créatifs et les interactions avec les parents».

Les parents «souhaitent des informations claires et sans jugement sur les raisons pour lesquelles il est important de limiter l’usage des écrans, présentées d’une manière qui reflète la réalité de leur vie quotidienne», souligne Rachel de Souza, qui conseille le gouvernement de Keir Starmer sur la politique infantile et a dirigé ce rapport.

Ces mesures interviennent après d’autres annonces et décisions du gouvernement travailliste pour tenter de lutter contre les dangers des outils numériques.

Il a récemment lancé une consultation sur l’opportunité de suivre l’exemple de l’Australie, qui a en décembre interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. Cette consultation, qui doit se terminer le 26 mai, envisage aussi d’autres types de restrictions, comme une interdiction des fonctionnalités addictives telles que le «scrolling», défilement ininterrompu de contenus.

Depuis le 25 juillet 2025, les sites web, réseaux sociaux et plateformes de partage de vidéos doivent également mettre en œuvre des contrôles stricts de l’âge pour empêcher les mineurs d’accéder à des contenus pornographiques notamment.

Le temps d’écran augmente chez les jeunes adultes... et les aînés Les adolescents ne sont pas les seuls à avoir une utilisation intensive des écrans. Une enquête de la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal et de l’Université Concordia révèle que les jeunes adultes ont un temps d’écran quotidien élevé, et un autre groupe ressort du lot: les aînés de 65 ans et plus.