Le Kremlin a jugé mardi prématuré d’évoquer les «détails concrets» du processus menant à la paix entre la Russie et l’Ukraine, après les propos du président russe Vladimir Poutine qui a évoqué samedi une «fin» prochaine de la guerre.
«Tous les acquis en termes de processus de paix permettent de dire que la fin approche véritablement. Mais, dans ce contexte, il n’est pas possible pour l’heure d’entrer dans les détails concrets», a indiqué le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov lors de son breffage quotidien.
Il était interrogé sur les propos tenus samedi par le président Vladimir Poutine qui avait surpris en affirmant que le conflit en Ukraine «touchait à sa fin» lors d’une conférence de presse le jour des célébrations de la victoire soviétique sur l’Allemagne nazie.
Le dirigeant russe n’avait pas développé ce commentaire accompagné d’une critique du soutien occidental à Kyiv.
«Le président a dit que la Russie reste ouverte au contact et que du travail a été fait au format trilatéral. Il a dit qu’il accueillera favorablement les efforts qui suivront de la part des États-Unis», a déclaré M. Peskov.
Les négociations entre Moscou et Kyiv sous médiation américaine sont en pause depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient fin février.
Le président américain Donald Trump avait annoncé vendredi un cessez-le-feu de trois jours entre l’Ukraine et la Russie, que les deux belligérants se sont mutuellement accusés d’avoir violé.
Moscou a dit avoir repris son offensive après la fin de cette trêve qui a expiré à minuit heure locale mardi (21H00 GMT lundi).
«Elle peut s’arrêter à tout moment dès que le régime de Kyiv assumera ses responsabilités et prendra la décision nécessaire», a indiqué M. Peskov, affirmant que Kiev «sait très bien quelles sont les décisions nécessaires».
Le pouvoir russe exige du gouvernement ukrainien des concessions territoriales, notamment un retrait complet de la région orientale du Donbass, partiellement contrôlée par Moscou. Des exigences rejetées par Kiev, les assimilant à une capitulation.
L’offensive à grande échelle déclenchée en février 2022 a fait des centaines de milliers de morts, devenant le pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale.
