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Les moments marquants du discours de Trump devant le Congrès

Le président républicain a prononcé le plus long discours sur l’état de l’Union.

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Le président Donald Trump prononce le discours sur l'état de l'Union devant une session conjointe du Congrès dans la salle de la Chambre des représentants au Capitole à Washington, mardi 24 février 2026, en présence du vice-président JD Vance et du président de la Chambre des représentants Mike Johnson, de Louisiane. Le président Donald Trump prononce le discours sur l'état de l'Union devant une session conjointe du Congrès dans la salle de la Chambre des représentants au Capitole à Washington, mardi 24 février 2026, en présence du vice-président JD Vance et du président de la Chambre des représentants Mike Johnson, de Louisiane. (Mark Schiefelbein)

Des hockeyeurs accueillis en héros, un démocrate expulsé et un record battu: le «discours sur l’état de l’Union» de Donald Trump a été ponctué mardi de moments marquants.

En voici cinq:

«Pas des singes»

Donald Trump ne pouvait pas le manquer: l’élu démocrate afro-américain Al Green se tenait juste en face de lui lorsqu’il a déployé, au début du discours, une large pancarte blanche disant «Les Noirs ne sont pas des singes».

Une référence explicite à une vidéo raciste partagée ce mois-ci par Donald Trump dépeignant Barack et Michelle Obama en singes, qui avait provoqué un tollé.

Le représentant Al Green, démocrate du Texas, brandit une pancarte alors que le président Donald J. Trump passe devant lui pour se rendre à la séance conjointe du Congrès où il prononce son discours sur l'état de l'Union, dans la salle de la Chambre des représentants du Capitole américain à Washington, le mardi 24 février 2026. Le représentant Al Green, démocrate du Texas, brandit une pancarte alors que le président Donald J. Trump passe devant lui pour se rendre à la séance conjointe du Congrès où il prononce son discours sur l'état de l'Union, dans la salle de la Chambre des représentants du Capitole américain à Washington, le mardi 24 février 2026. (enny Holston/The New York Times via AP, Pool)

Escorté vers la sortie, l’élu du Texas à la queue de cheval s’est arrêté devant les rangs républicains pour brandir à nouveau la pancarte que des élus tentaient de lui arracher des mains.

Al Green avait déjà été expulsé du Congrès il y a un an après avoir crié son opposition à Donald Trump dans le même cadre.

Les hockeyeurs ovationnés

Ils sont apparus dans la salle avec leur médaille d’or olympique autour cou aux cris de «USA, USA, USA!»

Invités par Donald Trump, les joueurs de l’équipe masculine américaine de hockey sur glace, tout juste sacrés à Milan, ont reçu une ovation debout, dans un rare moment d’unanimité.

Des membres de l'équipe olympique américaine de hockey assistent au discours sur l'état de l'Union du président Donald Trump devant le Congrès réuni en session conjointe, dans l'hémicycle de la Chambre des représentants au Capitole des États-Unis à Washington, le mardi 24 février 2026. Des membres de l'équipe olympique américaine de hockey assistent au discours sur l'état de l'Union du président Donald Trump devant le Congrès réuni en session conjointe, dans l'hémicycle de la Chambre des représentants au Capitole des États-Unis à Washington, le mardi 24 février 2026. (Photo AP)

Même les démocrates, restés assis jusqu’ici, le visage fermé, se sont joints à leurs homologues républicains pour les acclamer.

Donald Trump n’a d’ailleurs pas manqué de les railler : «C’est bien la première fois que je les vois se lever».

Poignées de main

Donald Trump n’a d’abord rien laissé paraître de l’embarras qui devait le saisir en serrant, à son entrée dans l’hémicycle, la main des quatre juges de la Cour suprême venus assister à son discours, au premier rang.

De gauche à droite, le président de la Cour suprême John Roberts, la juge Elena Kagan, le juge Brett Kavanaugh et la juge Amy Coney Barrett se tiennent debout avant que le président Donald Trump ne prononce son discours sur l'état de l'Union devant une session conjointe du Congrès dans la salle de la Chambre des représentants au Capitole américain à Washington, le mardi 24 février 2026. De gauche à droite, le président de la Cour suprême John Roberts, la juge Elena Kagan, le juge Brett Kavanaugh et la juge Amy Coney Barrett se tiennent debout avant que le président Donald Trump ne prononce son discours sur l'état de l'Union devant une session conjointe du Congrès dans la salle de la Chambre des représentants au Capitole américain à Washington, le mardi 24 février 2026. (Kenny Holston/The New York Times via AP, Pool)

Le président américain a même semblé esquisser un sourire en s’approchant de la juge Elena Kagan, pourtant parmi ceux qui ont voté pour invalider une bonne partie de ses droits de douane, tout comme John Roberts et Amy Coney Barrett, également présents mardi.

Mais le républicain n’a pas pu s’empêcher quelques minutes plus tard de souligner que la décision de la Cour était «très regrettable».

Altercation

Donald Trump défendait sa politique anti-immigration quand une vive altercation l’a opposé à l’élue démocrate Ilhan Omar.

«Vous devriez avoir honte», a déclaré le président à l’intention de l’opposition, accusant les démocrates de s’opposer à l’expulsion de migrants illégaux «criminels».

Il a aussi évoqué une vaste affaire de fraude aux aides publiques qui éclabousse depuis plusieurs mois la communauté somalienne du Minnesota.

Ces propos ont suscité une vive réaction de Mme Omar, élue à la Chambre des représentants d’origine somalienne.

La représentante Ilhan Omar, démocrate du Minnesota, au centre, réagit alors que le président Donald Trump prononce son discours sur l'état de l'Union devant une session conjointe du Congrès, au Capitole à Washington, mardi 24 février 2026. La représentante Ilhan Omar, démocrate du Minnesota, au centre, réagit alors que le président Donald Trump prononce son discours sur l'état de l'Union devant une session conjointe du Congrès, au Capitole à Washington, mardi 24 février 2026. (J. Scott Applewhite/AP)

«Menteur», «vous avez tué des Américains», a-t-elle apostrophé en retour le républicain.

Une référence à Renee Good et Alex Pretti, deux manifestants américains tués en janvier par des agents fédéraux à Minneapolis, en marge de manifestations contre la politique anti-immigration de Trump.

Cible régulière des attaques personnelles de Donald Trump, Ilhan Omar avait été agressée fin janvier par un homme muni d’une seringue remplie de liquide lors d’une réunion publique.

Le discours le plus long

Il a duré 1h47. Donald Trump a prononcé mardi le plus long discours sur l’état de l’Union, battant le record du démocrate Bill Clinton qui avait parlé 1h20 en 2000.

Sa prise de parole a été entrecoupée par les très nombreuses acclamations venues des bancs des républicains.

Il a aussi pris du temps pour présenter ses nombreux invités, parmi lesquels Erika Kirk, la veuve de l’influenceur conservateur Charlie Kirk, assassiné en septembre.

Le chef de l’État américain en a aussi profité pour annoncer qu’il remettrait de nombreuses médailles civiles et militaires.

Il prévoit ainsi de décorer le gardien de but Connor Hellebuyck, héros de la finale olympique de hockey avec ses 41 arrêts, de la médaille présidentielle de la Liberté, plus haute distinction civile américaine.