Les États-Unis ont annoncé mardi des sanctions contre une vingtaine de membres du cartel de Sinaloa dont son chef actuel, une trentaine d’entités et plusieurs responsables publics mexicains soupçonnés d’être impliqués dans des affaires de corruption liées au trafic de drogue.
Le cartel de Sinaloa a été déclaré «organisation narcoterroriste» par le gouvernement américain en février 2025.
Son chef actuel est Ismael Zambada Sicairos, alias «Mayito Flaco», qui exerce son pouvoir par le biais d’un «réseau de chefs de cellules basés à Tijuana et à Mexicali, de facilitateurs financiers et de fonctionnaires mexicains corrompus», indique le département d’État dans un communiqué.
«Les désignations d’aujourd’hui mettent en évidence l’ampleur corrosive de l’influence des cartels au sein du gouvernement mexicain, en particulier en Basse-Californie, où des associés présumés de l’ex-mari de la gouverneure, un ancien directeur de la sécurité publique de Mexicali et d’autres acteurs politiques auraient accepté des pots-de-vin pour protéger les opérations du cartel de Sinaloa», indique le texte.
Parmi les entités sanctionnées figurent des bureaux de change, des sociétés de transport et une longue liste d’entreprises locales.
Le communiqué rappelle que l’arrestation d’Ismael Zambada «El Mayo», père de Mayito, en juillet 2024, a déclenché une guerre entre les factions des Mayos et des Chapitos, qui a entraîné des assassinats et des disparitions à Sinaloa et dans d’autres États.
Figurer sur la liste des entités sanctionnées signifie que ces personnes ou entreprises ne peuvent pas détenir d’actifs aux États-Unis ni accéder à des services financiers ou économiques dans ce pays.
