Le retrait de 700 agents de l’ICE à Minneapolis ne signifie pas un retour au calme pour autant. Les offensives anti-immigration se poursuivent et plusieurs travailleurs étrangers bien établis demeurent inquiets.
C’est le cas notamment de José Rios, originaire de l’Équateur, qui travaille depuis 10 ans dans un restaurant de Minneapolis. Il fait partie du 13 % des travailleurs de la région qui sont issus de l’immigration.

L’homme de 65 ans a quitté son pays il y a une trentaine d’années pour venir s’installer aux États-Unis. Aujourd’hui, sa famille, toujours en Équateur, s’inquiète pour lui, même s’il n’est pas dans l’illégalité.
«Ils sont prévenants. Ils me disent de ne pas sortir, parce que l’ICE me suit. Ils sont très soucieux», raconte-t-il en entrevue avec Noovo Info.
Heureusement, il est soutenu par sa communauté. Il a d’ailleurs une relation spéciale avec son patron qui est le propriétaire du restaurant pour lequel il travaille.
«Il m’a offert un emploi et s’occupe de toute ma famille. Sans ce travail, je ne peux pas subvenir à nos besoins», dit-il.
Jamey Grothe, propriétaire de Leaning Tower of Pizza, soutient que José fait partie de la famille.
«Il m’est très fidèle depuis de nombreuses années et moi aussi. C’est comme ça que l’on considère les employés ici. Nous sommes une famille. On veille les uns sur les autres, tout le temps», soutient M. Grothe.

La moitié de ses employés sont issus de l’immigration. Alors pour lui, il est essentiel de les protéger.
«Ce sont des humains. On prend soin les uns des autres», a-t-il lancé, la gorge nouée.
Notons que 390 500 immigrants résident dans la région de Minneapolis St Paul et de ce nombre, environ 164 000 seraient à risque d’être déporté.
Voyez le reportage de Sabrina Rivet dans la vidéo.

