La crue survenue la semaine dernière dans une vallée du centre du Népal a été causée par l’effondrement d’un glacier similaire à celui à l’origine de la catastrophe du 26 août, a révélé mercredi l’autorité népalaise responsable des catastrophes.
Dimanche matin, une vague d’eau boueuse et de débris a envahi la vallée de la rivière Budi Gandaki, dans le district de Gorkha, faisant 5 disparus et détruisant plus de 200 maisons.
Dans un premier temps attribuée à un glissement de terrain qui a bloqué l’écoulement de la rivière avant de rompre, l’inondation a en fait pour origine une avalanche de glace survenue à plus de 6000 m d’altitude, selon une étude de l’autorité.
«La nature de ce désastre est similaire à ce que nous avons vu à Rasuwa (en août), mais nous avons eu cette fois le temps de prévenir les populations, ce qui nous a permis de réduire le nombre de victimes», a indiqué son chef, Dharam Raj Uprety.
Plus de 500 personnes, dont 51 citoyens étrangers, ont été secourues, mais les autorités restent sans nouvelle mercredi de 5 individus.
Cette crue survient alors que le Népal se remet du désastre du 26 août, lorsqu’un tsunami d’eau glacée, de boue et de débris a envahi la vallée de la rivière Trishuli, emportant tout sur son passage.
Le désastre a fait plus de 1400 morts et plus de 5000 disparus, selon le dernier décompte officiel.
«Cette répétition démontre qu’il est devenu critique de surveiller nos montagnes et de rendre nos systèmes de surveillance plus performants», a insisté M. Uprety.
Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents au Népal et en Asie du Sud, notamment pendant la mousson d’été (juin-septembre).
Les scientifiques estiment que la fréquence et la violence de ces épisodes, comme celui du 26 août, sont aggravées par le changement climatique, qui accélère la fonte des glaciers et déstabilise fortement la géologie de toute la chaîne de l’Himalaya.