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Méningite en Angleterre : faut-il s’inquiéter au Québec?

Le nombre de cas signalé grimpe à 29

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University of Kent Des milliers de personnes font la file à l'Université Kent pour recevoir des antibiotiques ou un vaccin.

L’épidémie de méningite qui a fait deux morts en Angleterre inquiète partout sur la planète. La santé publique du Québec estime toutefois que les risques sont minimes dans la province.

«Il n’y a pas de son d’alarme pour le Québec», affirme le docteur Nicholas Brousseau, spécialiste à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

L’expert rappelle que l’infection n’est pas très contagieuse : «Il faut vraiment des contacts très rapprochés, comme s’embrasser.»

Celui-ci explique la situation actuelle par une potentielle souche de méningite plus virulente et par le lieu de l’éclosion. «C’est arrivé chez des jeunes adultes dans un club», souligne-t-il.

Des files d’attente pour de la vaccination

Le programme de vaccination ciblée contre le méningocoque B lancé par les autorités sur le campus de l’université du Kent a permis d’administrer 2360 vaccins, a précisé l’agence de sécurité sanitaire britannique.

Plus de 9000 doses d’antibiotiques ont été distribuées. Ce traitement est destiné aux étudiants de l’université, à toute personne ayant fréquenté la discothèque Club Chemistry à Canterbury entre le 5 et le 7 mars, source probable de l’épidémie, ainsi qu’à l’entourage proche des personnes infectées ou soupçonnées d’avoir été infectées.

Dans un communiqué, le père d’une jeune fille de 18 ans décédée dans l’épidémie, Juliette Kenny, a appelé les autorités à élargir la vaccination contre le méningocoque B.

«L’empreinte laissée par Juliette doit être celle d’un changement durable. Il est temps, maintenant, de mettre les familles à l’abri des ravages de la méningite B», a-t-il déclaré, ajoutant qu’aucune famille ne devrait vivre une «telle tragédie».

Au Royaume-Uni, les nourrissons sont vaccinés contre le méningocoque B depuis 2015, mais les générations nées avant cette date ne sont pas couvertes.

Au Québec le vaccin est donné aux bébés de dix-huit mois, puis aux jeunes de secondaire 3 selon Nicholas Brousseau.

Avec les informations de l’AFP