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Marco Rubio a rencontré le ministre russe Sergueï Lavrov pour parler de l'Ukraine

«C’est là tout le défi: trouver une issue que les deux parties puissent accepter.»

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Le secrétaire d'État américain Marco Rubio, à gauche, participe à une rencontre avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, à droite, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN à Pasay, dans la région métropolitaine de Manille, le jeudi 23 juillet 2026. Le secrétaire d'État américain Marco Rubio, à gauche, participe à une rencontre avec le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, à droite, en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'ASEAN à Pasay, dans la région métropolitaine de Manille, le jeudi 23 juillet 2026. (BRENDAN SMIALOWSKI/BRENDAN SMIALOWSKI/Pool AFP via)

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a réitéré jeudi que l’administration Trump est prête à contribuer à mettre fin à la «guerre absurde» en Ukraine, mais il a aussi reconnu qu’il n’existe pas de solution rapide pour parvenir à un accord de paix.

M. Rubio a fait cette déclaration après d’être entretenu avec son homologue russe, Sergueï Lavrov, en marge de la réunion annuelle des ministres des Affaires étrangères de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) à Manille.

Le secrétaire d’État américain a fait valoir que Moscou et Kyiv devaient avoir intérêt à mettre fin à une «guerre très sanglante» qui a dévasté les deux camps.

Il a fait allusion à l’enlisement des pourparlers menés sous l’égide des États-Unis, les qualifiant de «voués à l’échec ou, à tout le moins, infructueux» par le passé.

M. Rubio a cependant insisté sur le fait que le président Donald Trump est déterminé à poursuivre ces efforts «si les conditions et les facteurs viennent à évoluer pour rendre cela possible».

«C’est là tout le défi: trouver une issue que les deux parties puissent accepter», a mentionné M. Rubio.

«Nous avons essayé et nous continuerons d’essayer de voir si nous pouvons trouver un terrain d’entente qui permette d’y parvenir. Et nous sommes prêts à jouer ce rôle si l’occasion se présente», a-t-il ajouté.

M. Lavrov, pour sa part, a ignoré les questions des journalistes. Le ministère russe des Affaires étrangères, à Moscou, a indiqué qu’il avait souligné auprès de M. Rubio «le caractère inacceptable d’un nouvel armement» de l’Ukraine.

Selon le ministère, M. Lavrov a aussi dénoncé «les politiques déstabilisatrices des pays européens, qui continuent de chercher à infliger une “défaite stratégique” à la Russie».

M. Lavrov aurait également réaffirmé la volonté de la Russie de parvenir à «une résolution politique et diplomatique du conflit» ainsi que son attachement aux accords conclus lors d’un sommet entre le président russe, Vladimir Poutine, et M. Trump en Alaska l’année dernière.

Or, M. Rubio a affirmé: «Nous devrons trouver de nouvelles propositions et de nouvelles idées» acceptables pour les deux parties en vue d’un accord de paix.

Il n’y a eu aucun changement dans le soutien militaire de Washington à l’Ukraine, les armes étant achetées par les alliés de l’OTAN et transférées vers ce pays ravagé par la guerre, a-t-il expliqué.

Les deux dirigeants ont également abordé «la situation dans le golfe Persique», la reprise des contacts entre la NASA et l’agence spatiale russe Roscosmos, ainsi que le fonctionnement des ambassades des deux parties, a précisé le ministère russe.

Les négociations dans l’impasse

Les efforts américains visant à négocier une fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine se sont essoufflés, les pourparlers indirects étant dans l’impasse et le conflit avec l’Iran occupant désormais le devant de la scène.

Mercredi, M. Rubio avait affirmé aux journalistes à Manille qu’il comptait aborder la question du conflit en Ukraine avec M. Lavrov, précisant que les États-Unis restaient disposés à jouer un rôle pour mettre fin au conflit.

Poutine et Zelensky «veulent tous les deux un accord», affirme Trump Les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky et russe Vladimir Poutine «veulent tous les deux» aboutir à un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine, a affirmé Donald Trump, le 7 juillet 2026, à Ankara.

Il a reconnu que ces efforts ont «quelque peu faibli ces derniers mois», mais a indiqué que la rencontre permettrait d’examiner s’il existe une possibilité de relancer les pourparlers.

«Nous devons entretenir des relations avec le gouvernement russe, même si nous avons des points de désaccord», a fait valoir M. Rubio, rappelant que les États-Unis et la Russie sont les deux plus grandes puissances nucléaires.

M. Lavrov, s’adressant aux journalistes un peu plus tôt, avait mentionné qu’il avait l’intention d’interroger M. Rubio sur les dernières déclarations de Donald Trump, qui a prédit qu’un règlement est proche.

Les espoirs d’une reprise des discussions sur la fin de la guerre interviennent alors que l’Ukraine a réalisé des progrès significatifs cette année, mais qu’une fracture entre les responsables de la défense menace de faire dérailler ses efforts.

Le président Volodymyr Zelensky a procédé à un remaniement gouvernemental majeur, touchant notamment les plus hauts responsables militaires.