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Manifestations à New York après qu’un agent d’ICE a blessé un homme par balle

«Non à ICE», ont scandé des centaines de personnes dans le quartier de Manhattan.

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ICE Shooting New York Des manifestants brandissent des pancartes réclamant la fin de l’ICE, le vendredi 9 octobre 2026, lors d’une manifestation à New York, après qu’un agent de l’ICE eut abattu un homme le 8 octobre. Photo AP (Madison Swart/AP Photo/Madison Swart)

Des manifestants se sont rassemblés vendredi dans les rues de New York après qu’un agent de la police de l’immigration (ICE) a blessé la veille un homme par balle, une intervention déclenchant un bras de fer entre l’administration Trump et le maire démocrate de la ville.

«Pas de haine, pas de peur, les immigrés sont les bienvenus ici» et «Non à ICE», ont scandé des centaines de manifestants lors de ce rassemblement dans le quartier de Manhattan, selon une journaliste de l’AFP sur place.

Oscar Bergal, 28 ans, a été blessé lors d’une intervention de l’ICE dans le Bronx jeudi après-midi, alors qu’il se trouvait dans sa voiture avec un enfant de cinq ans assis à l’arrière.

Le maire démocrate Zohran Mamdani a condamné cette opération et annoncé qu’il demanderait au président Donald Trump, avec lequel il affiche une surprenante bonne entente, de suspendre les actions d’ICE à New York.

«Abolissons ICE», a-t-il conclu dans un message publié sur X.

Le ministre américain de la Sécurité intérieure Markwayne Mullin s’en est pris au maire démocrate, affirmant que «ses propos étaient dangereux et incitaient à l’hostilité».

«Monsieur le maire, si vous abolissez ICE, qui va retirer les criminels des rues de votre ville ?», a rétorqué M. Mullin. «Qui va s’occuper des meurtriers, des voleurs et des membres de gangs ?»

Selon lui, Oscar Bergal avait un lourd passé criminel et tentait d’échapper à son arrestation. Hospitalisé pour une blessure superficielle au cou, il «est venu dans ce pays légalement il y a quelques années, et depuis (...), il a commis crime sur crime», a ajouté le ministre.

Il a également dit que les agents d’ICE ne savaient pas qu’un enfant de 5 ans se trouvait dans la voiture à ses côtés quand ils ont ouvert le feu. Celui-ci n’a pas été blessé.

Marcos Charles, un responsable d’ICE, a de son côté affirmé qu’il avait «refusé d’obtempérer à des injonctions réglementaires de sortir de son véhicule».

«Il a ensuite accéléré, percutant deux de nos véhicules officiels, puis a utilisé son véhicule comme une arme en continuant d’accélérer en direction d’autres agents», a-t-il décrit.

«Nos agents, s’appuyant sur leur formation et pensant que leur vie, celles de leurs collègues et du public étaient en danger, ont mis en oeuvre ce pour quoi ils sont formés et ont ouvert le feu», a ajouté M. Charles.

La police de New York (NYPD) a posté sur X une vidéo de plus de 3 minutes de l’intervention de ses agents après les tirs. On voit ceux-ci prendre en charge un homme blessé au cou et menotté par des hommes armés en tenue civile, puis le conduire à l’hôpital.

Une autre vidéo, partagée vendredi par des médias américains, montre ce qui semble être un agent en civil se précipitant vers une voiture grise, arme à la main. Le véhicule recule tandis que l’agent frappe la vitre côté conducteur, avant qu’un deuxième agent en civil ne pointe son arme vers le conducteur alors que la voiture s’éloigne.

Plusieurs autres interventions d’agents fédéraux ont suscité l’indignation cette année, notamment après la mort par balles de deux citoyens américains à Minneapolis.

La ville de New York entretient une relation tendue avec la police fédérale de l’immigration, avec laquelle elle limite autant que possible sa coopération.