Conflit au Moyen-Orient

L’Ukraine propose au Moyen-Orient un échange de défense aérienne

«La question numéro un, c’est comment protéger leur ciel. Nous vivons nous-mêmes avec cette question.»

Publié le 

Conflit au Moyen-Orient: Trump craignait que l’Iran frappe en premier De nouvelles explosions ont résonné à Téhéran mardi au quatrième jour de la guerre lancée par Israël et les États-Unis.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé mardi aux pays alliés des États-Unis au Moyen-Orient d’échanger leurs missiles de systèmes de défense aérienne américains Patriot contre des intercepteurs de drones ukrainiens, afin de se protéger contre les attaques de drones iraniens.

Les frappes israéliennes et américaines contre l’Iran ont déclenché une riposte iranienne, — notamment à l’aide de drones de combat —, à travers la région.

La Russie utilise elle massivement des drones Shahed de conception iranienne contre l’Ukraine depuis le début de son invasion de ce pays il y a quatre ans. Elle en envoie des centaines quasiment chaque nuit.

À LIRE AUSSI | «Tout a été détruit» en Iran, dit Trump: les développements du 3 mars 2026Opens in new window ]

Kyiv, qui manque de moyens pour les abattre, a fini par développer toute une gamme d’intercepteurs bon marché, efficaces et considérés comme parmi les plus avancés au monde, pour les détruire en vol.

«Le rôle clé dans la contre-action passe désormais aux drones-intercepteurs», a déclaré mardi sur les réseaux sociaux le commandant en chef des armées ukrainiennes Oleksandre Syrsky. Ceux-ci ont abattu 70% des drones russes à Kyiv et dans ses banlieues en février, selon lui.

L’Ukraine est en revanche confrontée à une pénurie de très couteux missiles PAC-3 pour ses systèmes Patriot, les seuls capables d’abattre les missiles balistiques russes qui ciblent des villes et des infrastructures essentielles ukrainiennes.

«La question numéro un, c’est comment protéger leur ciel. Nous vivons nous-mêmes avec cette question», a déclaré M. Zelensky lors d’un point de presse à Kyiv.

Conflit en Iran: des Iraniens résidant à Montréal craignent le pire La mort du guide suprême Ali Khamenei n’apportera rien de positif à l’Iran, selon des Iraniens résidant à Montréal. Bien que plusieurs ont manifesté leur joie dans les rues de la métropole, Kalliopé Anvar McCall sonne l’alarme: «la guerre ne libère pas les gens».

«Parlons des armes qui nous manquent: des missiles PAC-3. S’ils nous en donnent, nous leur donnerons des intercepteurs. C’est un échange équitable», a-t-il assuré.

Selon Kyiv, ces projectiles PAC-3, dont le coût moyen s’élève à 3,5 millions d’euros par unité, s’avèrent trop coûteux et peu efficaces contre des centaines de drones Shahed dont le prix unitaire est estimé à seulement quelque dizaines de milliers d’euros.

«Si les équipes commencent à travailler maintenant, nous verrons quel en sera le résultat», a ajouté Volodymyr Zelensky.

Le président ukrainien s’est entretenu mardi par téléphone avec son homologue des Émirats arabes unis, Mohamed ben Zayed, et le dirigeant qatari, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, selon la présidence ukrainienne.

«Nos équipes resteront en contact afin de déterminer comment nous pouvons conjointement renforcer la protection de la population», a déclaré M. Zelensky après son entretien téléphonique avec M. Al Thani.

Le bombardement mené par l’Iran dans des pays du Golfe a touché des bases militaires, mais aussi des infrastructures civiles telles que des immeubles résidentiels, hôtels, aéroports et ports maritimes, ébranlant une région longtemps considérée comme un refuge à l’abri des conflits du Moyen-Orient.